Khutba Du Vendredi 14 Avril 2017

Le sermon du vendredi 14 avril, 2017, prononcé á la Jummah Musdjid par Allamah Mufti Muhammad Ishaaq Qadri Razvi

 

L’ouverture de la poitrine sacrée du Saint Prophète (SAW) et Sa raison d’être

Quatre aspects de l’ouverture de la poitrine sacrée du Saint Prophète (SAW), qui ont été abordés sont :

  • La réalité d’une telle ouverture (Haqeeqat-é-Shaq-é-Sadr)
  • Shaq-é-Sadr (L’ouverture de la poitrine)
  • La sagesse de cette ouverture (Hikmat-é-Shaq-é-Sadr)
  • Le secret de cette ouverture     (Asrar-e-Shaq-é-Sadr)

Shaq signifie ‘chaak karna’ (couper), ‘pharna’ ou ‘kholna’ (ouvrir).  La poitrine sacrée du Saint Prophète (SAW) fut ouverte pour que son cœur soit retiré, tout comme la procédure d’une opération. Ce qui correspond á la réalité de l’ouverture de la poitrine sacrée du Saint Prophète (SAW).  Il y a eu deux procédures (i) l’ouverture de sa poitrine sacrée et (ii) l’extrait du cœur. Beaucoup de personnes se confondent sur ‘Sharh-é-Sadr et Shaq-é-Sadr, qui sont deux choses différentes.

Shaq-é-Sadr est un miracle spéciale, La poitrine sacrée du Saint Prophète (SAW) fut ouverte et son cœur retiré sans une goutte de sang. N’est-ce pas un grand miracle ».  C’est un miracle accordé qu’au Saint Prophète (SAW).

Sharh-é-Sadr – (infiltrer le cœur du ‘Ilm’, ‘Hikmat’, ‘Roshni’) (Connaissance, Sagesse, Eclairage) fut Accordé aux prophètes, tel que Hazrat Moosa (as), et aux siddiqeen, swaléheen, shuhada, aux Auliah, une Grâce, qui durera jusqu’au Qayâmat.  Le Créateur Continuera á Infiltrer le cœur des Auliah, de la Sagesse divine et de l’Eclairage divin.

Le cœur de Sayyiduna Moinuddin Hasan Chisti Khwaja Gharib Nawaz (ra) a été infiltré de la Sagesse divine et de l’Eclairage divin que nombreuses personnes ont embrassé l’Islam.  En prenant en considération, les miracles que Sayyiduna Moinuddin Chisti (ra) a fait valoir, on réconcilie á l’idée qu’il a, en effet, reçu le ‘Faiz’ du Saint Prophète (SAW).

La différence entre Shaq-é-Sadr et Sharh-é-Sadr est que le premier est lié au corps physique, tandis que le deuxième n’a pas de lien avec le corps physique.  En ce qui concerne, Shaq-é-Sadr, quel rapport y a-t-il avec le Saint Prophète (SAW) ?  Eh bien, on sait que sa poitrine sacrée fut ouverte, son cœur retiré pour être rempli de la Sagesse divine, et après l’avoir remis á sa poitrine, elle fut cousue.  La marque  de cette couture existe toujours et les Sahabas faisaient le Ziarat d’un tel miracle. C’est ce qu’on appelle le premier ‘Hikmat ka Markaz’, qui est difficile á définir.  Seul le Créateur Sait le niveau de cette Sagesse divine infiltrée au cœur du Saint Prophète (SAW).

En quatre occasions le cœur du Saint Prophète (SAW) fut retiré pour l’infiltration de la Lumière divine.  En une première occasion, le frère de lait du Saint Prophète (SAW) vint annoncer á Sayyéda Halima (ra) et son époux Hazrat Haris (ra) que deux êtres vêtus en blanc ont ouvert la poitrine du Saint Prophète (SAW). Selon le Riwâyat, en apprenant cette nouvelle, les deux devinrent  soucieux et couraient vers le Saint Prophète (SAW).  Le Saint Prophète (SAW) était debout, et selon des Riwâyat, il souriait.  Ils demandèrent au Saint Prophète (SAW) ce qui était arrivé.  Il répondit que deux êtres vêtus en blanc ont retiré son cœur de sa poitrine, ils l’ont lavé avec de l’eau glacé.  Ils ont ensuite remis le cœur dans son corps et l’ont cousu. Selon le Riwâyat, les deux êtres étaient Hazrat Djibraïl (as) et Hazrat Michaïl (as).

En une deuxième occasion, c’était quand le Saint Prophète (SAW) avait dix ans. Les anges revinrent pour la même procédure. Après avoir retiré le cœur du Saint Prophète (SAW), lls l’ont infiltré de  la Sagesse et l’Eclairage divin, pour ensuite le remettre á son corps.

La troisième fois, cette occasion arriva juste avant que le Saint Prophète (SAW) allait recevoir le ‘Wahi’ (la Révélation du Saint Qur’aan).  Hazrat Anas bin Malik (ra) a rapporté que Hazrat Djibraïl (as) était arrivé pour ouvrir le cœur du Saint Prophète (SAW).  Il l’avait mis sur un récipient en or.  Il le lava, puis avec la Permission du Créateur, Hazrat Djibraïl (as) infiltra le cœur sacré du Saint Prophète (SAW) de la Sagesse divine et de l’Eclairage divin.

Le Shaq-é-Sadr du Saint Prophète (SAW) avait eu lieu le soir du Mehr’adj, car il allait entamer le trajet nocturne pour rencontrer le Créateur.  Le cœur fut retiré et lavé avec de l’eau Zam Zam.

En ce qui concerne le Hikmat et son secret.  Deux sources ont été mentionnés, une source provenant des Ulémas axés sur la connaissance et l’autre source émane des Sufia sur le Secret divin. Il y a toujours une raison pour une opération quelconque, ici, il n’y a pas de raison, c’est le Secret divin (Asrar-é-Rabbani).  Le Hikmat révélé par les Ulémas est que durant l’enfance du Saint Prphète (SAW), le Créateur a Voulu qu’il cessait tous les jeux pour venir vers Lui.  La raison est qu’il soit différent des autres enfants.  Son enfance est non pareil et a un aspect unique.  A l’âge de dix ans son cœur fut retiré de sa poitrine pour être infiltré de la Lumière divine, une Grâce qui n’est pas Accordée aux autres.  Le Saint Prophète (SAW) était toujours sage, reconnaissant et gentil, mais l’infiltration de la Sagesse divine et de l’Eclairage divin ont rehaussé ses belles qualités..  Selon le Saint Qur’aan, ‘Yé Nabi momineen mein Raouf-o-Raheem hein’ (le plus gentil et gracieux). Outre le Créateur, l’Ummah est ‘Mohtaj’ (dépend) de cette Grâce et Sagesse.

Sayyiduna Zaid bin Harisa (ra) avait reçu le Faiz du Saint Prophète (SAW), de sorte qu’il ne voulait partir avec son père.  Doté d’un tel Hikmat, les gens oublient leurs parents, leurs proches, leur pays, dû au Meherban du Saint Prophète (SAW). La jeunesse du Saint Prophète (SAW) était également unique en elle-même.

Le Saint Prophète (SAW) avait donc reçu l’Eclairage divin durant l’enfance et la jeunesse, ensuite, avant (le Wahi) la Rèvélation des Versets Sacrés, et avant la Rencontre avec son Rab (Me’radj).  En ce qui concerne le Hikmat qu’il avait reçu avant le Wahi, c’était une nécessité pour que son cœur puisse accueillir les Versets Sacrés.  Le Wahi a une telle force que la terre et les montagnes avaient refusé de le recevoir, car ils n’auraient pu le résister.  Seul Qalb-é-Mustafa (SAW) a pu résister á cette Force divine, (sirf Qalb-é-Mustafa (SAW) né Wahi ko bardasht kiya).

Allâh Paak nous Accorde le Taufiq de reconnaître le statut du Saint Prophète (SAW) – Aameen.

 

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Khutba Du Vendredi 8 Mars 2017

Le sermon du vendredi 7 avril, 2107, prononcé á la Jummah Musdjid par Allamah Mufti Muhammad Ishaaq Qadri Razvi

 

Soûrah Alam Nashrah et Soûrah Watteen

Le thème du jour est axé sur le statut unique du Saint Prophète (SAW) á la lumière du Soûrah Alam Nashrah et du Soûrah Watteen. Le lien et la connexion de deux Soûrah ont été décrits. C’est un fait que tous les Versets du Saint Qur’aan se connectent et il y a un lien entre l’un et l’autre. Comme exemple, chaque Verset du Soûrah Fatehah, l’un et l’autre, a une connexion et un lien mutuel. AlhamdoulilLahi RabbilAlameen a un lien avec Ar Rahmanir Rahim et Ar Rahmanir Rahim a une connexion avec AlhamdoulilLahi RabillAlameen.  Le Verset qui vient avant a un lien avec celui qui vient après et vice versa.

Allamah Raazi (ra) a donné une très belle description sur le lien et la connexion du Soûrah Alam Nashrah et du Soûrah Watteen, de sorte que le statut du Saint Prophète (SAW) a été rehaussé au plus haut niveau.

Le Créateur a Accordé trois cadeaux uniques et très précieux au Saint Prophète (SAW), par biais du Soûrah Alam Nashrah, mettant en exergue le statut unique Accordé á lui, qui sont :

  1. Le Créateur a Dit : 0 Mehboob, Est-ce que je n’ai pas ouvert votre poitrine (seena-é-Mubarak), pour la remplir de la Sagesse divine ? (‘Hikmat’, ‘Maarifat’ ‘Irfaan’ ké liyé).  En effet, la Sagesse divine est une des plus Grandes Grâces Accordé au Saint Prophète (SAW) par le Créateur.
  2. 0 Mehboob « aap sé wo bojh outaar diya hai jis né aap ké peeth ko bojhal kiya », (J’ai soulagé le fardeau sur votre dos). C’est une très grande Grâce du Créateur.
  3. Mehboob « Hum né aap ka zikr buland kiya……. »  Mehboob, J’ai rehaussé votre zikr de sorte que vos éloges se font entendre partout. Celui qui vous a Accordé une telle Grâce Sait que vous Méritez une telle gratitude. Le Rehaussement du statut du Saint Prophète (SAW) est nul doute un Cadeau divin, qui est ‘Attya-é-Rabbani’ (une Faveur et un cadeau du Créateur)

De la même façon, de par le Soûrah Watteen, le Saint Prophète (SAW) fut Accordé ces trois Grâces Unique :

  1. « Iss aman walé Shahar ki Qasam », Allah Paak a Sermenté sur cette ville de paix, qui est Makkah Mukarramah.  Ce Faisant, Il a Accordé la Grâce au Saint Prophète (SAW).  « Makkah ka Status, Makin sé hota hai » La Grandeur de cette ville repose sur son résident.  Le Créateur a Fait Serment sur cette ville de par son lien avec le Saint Prophète (SAW) ( Mehboob ki nisbat).  C’est sur terre que le Saint Prophète (SAW) a marché et c’est ainsi que cette terre a embrassé le pas Mubarak du dernier Messager (SAW). Chaque aspect de cette ville a un lien avec le Saint Prophète (SAW).  Donc, le Serment du Créateur est une Grâce divine Accordée au Saint Prophète (SAW).
  2. Allamah Raazi (ra) par le biais de son Tafsir, a rapporté que le Créateur a Dit que l’être humain est la meilleure créature.  Mais ils seront dénigrés au plus bas niveau, á l’exception de ceux qui ont la foi et qui accomplissent des bonnes actions. Les bonnes actions (néki) protègent les êtres humains de tomber au bas niveau.  La piété et les bonnes actions rehaussent le statut de l’être humain et le dirige vers le haut niveau.

Allamah Iqbal a dit :

Quwwat-é-Ishq sé har past ko baala kar dé

Dahar mein ism-é-Muhammad sé ujala kar dé

 Ishq-é-Ilahi et Ishq-é-Mustafawi ont une très grande force qui retirent quelqu’un du bas niveau pour le diriger vers le plus haut niveau.

Le Créateur a dit  par rapport au Soûrah Watteen, que les Mou’minine et les Swaléheen auront des ‘Sawaab’ (récompenses) illimitées en raison de leur ‘Taqwah et Taharat’ ( la piété et la pureté).  La question se pose, pourquoi une telle grande Récompense ?  La réponse est que les Ummah n’auront pas eu une telle Récompense, sans le Wassilah du Saint Prophète (SAW).  Le Saint Prophète (SAW) se classe en premier.

Les trois cadeaux mentionnés au Soûrah Alam Nashrah et au Soûrah Watteen mettent en exergue le statut du Saint Prophète (SAW).  Un tel statut que le Créateur a ouvert sa poitrine pour la remplir de la Sagesse divine, qui durera jusqu’au Qayâmat.  A’la Hazrat a défini la connaissance (Ilm) en de telles phrases : « Ilm Allah ka Nûr hai » (la connaissance provient de L’Eclairage divin).  « Ilm Hazrat Muhammad (SAW) ka Nûr hai » (La sagesse provient de l’éclairage du Saint Prophète (SAW).  Le Créateur Accorde cette Grâce á qui Il Veut, et par le Wasilah du Saint Prophète (SAW), (Hazrat Muhammad (SAW) ké Tawassul sé). C’est ainsi que le statut du Saint Prophète (SAW) a été mis á la lumière.

L’ouverture de la poitrine sacrée du Saint Prophète (SAW), l’allègement de son fardeau, le Réhaussement de ses éloges,  le Serment sur la Ville Sacrée du Makkah Mukarramah sont, en effet, les Grâces unique Accordés au Saint Prophète (SAW).

Allah Paak nous Accorde les Grâces de ces deux Soûrah – Aameen.

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Khutba Du Vendredi 31 Mars 2017

Le sermon du vendredi 31 mars, 2017, prononcé á la Jummah Musdjid par Allamah Mufti Muhammad Ishaaq Qadri Razvi

Le statut unique du Saint Prophète (SAW) á la lumière du Soûrah ‘Al Insharah’ ou Soûrah ‘Alam Nashrah’

En ce premier vendredi sacré et deuxième jour du mois de Rajjab, le thème est axé sur le statut du Saint Prophète (SAW) á la lumière de ce Soûrah : ‘Al Insharah’ ou ‘Alam Nashrah’. Le soûrah comprend ces quatre aspects :

Il contient un ‘roukou’

8  ‘Ayaat’ (Versets)

27 ‘Kalimaat’ (mots) et

103 ‘Hourouf’ (lettres)

 

Plusieurs Soûrah du Saint Qur’aan respectent ces quatre procédures :

(a) Maqam-é-Nuzool (le lieu de la Révélation) et le statut d’un tel lieu

(b) Zamané Nuzool (le temps de la Révélation)

(c) Sabab-é-Nuzool (La raison de la Révélation)

(d) Mawzou-é-Nuzool (le sujet de la Révélation)

 

Le Soûrah a été Révélé á Makkah Mukarramah, avant le ‘Hijrat’ (Immigration) á Médine. La raison de la Révélation, selon Tafsîr-é-Ruhul Bayan de Allama Ismaïl Haqqi, est que le Saint Prophète (SAW) avait dit á Allâh Paak qu’Il avait fait Hazrat Ibrahim (as) son ‘Khaleel’, et Hazrat Moosa (as) KaleemulLah.  Comme réponse, ‘Alam Nashrah’ fut Révélé, qui apportait de la joie au Saint Prophète (SAW). Nous les Ummah ont ainsi eu comme Khairaat de la joie, en le lisant. Nous devrons le lire comme ‘wazifah’, pour mettre fin á la dépression. Ce Soûrah est très efficient pour ceux qui ont la maladie de cœur. En le lisant 21 fois, le matin, on se guérira de la  la maladie mentale aussi bien que la maladie physique.

Par rapport aux Grâces (Fazilat) du Soûrah Alam Nashrah, mentionné au Tafseer-é-Bezawi, Tafseer-é-Kashaf, et Tafseer-é-Ruhul bayan, il a été révèle que celui qui a lu Soûrah Alam Nashrah et qui va vers le Saint Prophète (SAW), c’est comme-ci il a dissipé sa tristesse. C’est loin d’être vrai, qui est tout á fait fabriquer.  Les Ulémas savent qu’au chapitre de ‘Fazail’ (Grâces), on rencontre bon nombre des Ahâdîç fabriqués (mawzou).

Selon le Tafseer As Sirajul Muneer, les Mufassereen ont considéré de tel Hâdîç comme étant fabriqué.  Les Ulémas devront éviter d’aborder de tel sujet aux autres.

Selon Sayyiduna Umar bin Abdul Aziz (ra), le Soûrah Alam Nashrah et Wadduha ne sont qu’un Soûrah et ne sont pas séparés, et qu’entre les deux Soûrah, il n’y a pas ‘Bismillah’, Par contre, Allamah Razi (ra) a dit que les deux Soûrah sont séparés. La logique est que quand le Soûrah Alam Nashrah fut Révélé, le Saint Prophète (SAW) ressentait de la joie, tandis que quand le Soûrah Wadduha fut Révélé, il éprouvait de la tristesse. Donc, les deux Soûrah sont séparés et que Bismillah doit être lu au commencement de chaque Soûrah. La joie et la tristesse sont deux émotions différentes, donc les deux Soûrah ne pourront être Révélés en même temps.

La recommandation de Mufti Sahab est que nous devrons lire le Soûrah Alam Nashrah pour rafraîchir et consolider notre foi et nous pourrons ainsi le lire aux autres pour le même objectif.  Nous devrons essayer de le mémoriser, au lieu de perdre le temps aux choses banales. En le mémorisant, nous ne serons pas victimes de dépression et des autres problèmes. Après le Namaz Esha, nous pourrons accomplir deux Raka’at Nafil, avec la lecture de Wadduha au premier Raka’at, et Alam Nashrah au deuxième.

Le mois sacré de Rajjab est suivi du mois sacré de Shabaan, puis Mahé Ramzaan, et le jeûne est recommandé en ces deux mois. En ce qui concerne le mois de Ramzaan, nous sommes conscients que le jeûne est obligatoire. Le du’a et le Daroûd Shareef qui suivent sont recommandés :

Du’a: Allahumma Barik lana fi Rajaba wa Sha’ban wa ballighna Ramadwan

Daroûd Shareef: Allahumma Swalli wa Sallim wa barik ala Sayyedena Muhammad al lazi Sharahta sadrah wa wadwata wizra wa rafa’ta zikra wa rafa’ta sha’na

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Khutba Du Vendredi 24 Mars 2017

Le sermon du vendredi 24 mars, 2017, prononcé     á la Jummah Musdjid Par Allamah Mufti Muhammad Ishaq Qadri Razvi

Le sourire sacré du Saint Prophète (SAW)

Tous les Sahabas ont été formés par le Saint Prophète (SAW), et ils ont tous eu un excellent caractère et une conduite parfaite.  Ils ont été accordés ces belles qualités et beau caractéristique du Uswa-é-Hasana et Akhlaq-é-Hasana du Saint Prophète (SAW).  Hazrat Abu Bak’r Siddiq (ra) qui est ‘Maaya-é-Mustafa’, Khalifa-é-Mustafa, Shawkat-é- Khalifa-é-Mustafa , excelle en ‘Uswa-é-Hasana. (Hazrat Abu Bak’r Siddiq (ra) qui est la fierté du Saint Prophète (SAW), excelle quand il s’agit du bon caractère).

En ce qui concerne les quatre Khalifa-é-Rashédeen, Il n’y a pas de doute que  Sayyiduna Abu Bak’r Siddiq (ra), Sayyiduna Umar Farooq (ra), Sayyiduna Usman (ra) et Sayyiduna Ali (ra) sont des modèles pour l’Ummah, mais  parmi eux, Hazrat Abu Bak’r Siddiq (ra) et Hazrat Umar Farooq (ra), excellent en termes des belles qualités et du caractéristique.  Leur statut se positionne après les Prophètes, et pourquoi pas? Ils ont côtoyé le Saint Prophète (SAW) et ils ont beaucoup appris d’un tel rapprochement. Plusieurs Tafasir, Ahâdîç, Riwâyat et des livres sur ‘Seerat’ (caractère) nous éclairent sur ce fait.

C’est dans le même contexte que référence a été faite sur la Grâce du sourire et la politesse, qui font partis de la bonne manière.  L’accueil accompagné du sourire et le bon comportement envers l’autre est un sadqua qui nous apporte beaucoup de ‘néki’ (Grâces).  Le Saint Prophète (SAW) avait toujours le visage souriant et parlait d’une douceur extrême. Ce faisant, nous respectons le Sunnat du Saint Prophète (SAW).  Selon les Ahâdîç et Tafâsir, le Saint Prophète (SAW) a formé les Sahabas pour qu’ils impliquent les même principes dans leur vie. C’est ainsi qu’ils ont eu des bonnes manières et des belles qualités.

Selon le Hâdîç, rapporté par Hazrat Anas (ra), lorsque le Saint Prophète (SAW) entra au Masjid-é-Nabawi, les Sahabas n’osaient pas lever les yeux pour le regarder, á l’exception de Hazrat Abu Bak’r Siddiq (ra) et Hazrat Umar Farooq (ra).  C’est le statut qui a été Accordé á ces deux grandes personnalités et personne d’autre. Leur amour pour le Saint Prophète (SAW) a atteint le sommet, qui a été décrit par les synonymes suivants : ‘mohabbat’, ‘aqeedat’, ‘ulfat’ et ‘ishq’. C’est par un tel amour, que Hazrat Abu Bak’r (ra) et Hazrat Umar Farooq (ra)  contemplaient le Saint Prophète (SAW), qui apportait de la fraîcheur á leurs yeux.  Il a été rapporté que leur regard était suivi du sourire et le Saint Prophète (SAW) leur accordait également un sourire.  Tous les Sahabas y étaient présents, mais seuls Hazrat Abu Bak’r Siddiq (ra) et Hazrat Umar Farooq (ra) ont été accordés un si grand honneur, représentés par deux Grâces : le regard et le sourire.  Les deux sahabas ont regardé le Saint Prophète (SAW) avec un sourire et le dernier Messager (SAW) les a regardés avec le sourire au visage.

Le sourire est un très beau caractéristique, mais il doit être un sourire sincère, sans la moindre hypocrisie, de sorte que le visage ne reflète pas le sourire qui est contradictoire au ressentiment du cœur.  Il ne faut pas que le cœur ressent de la rancune, de la haine quand une personne le lance  á quelqu’un d’autre.  S’il y a cette tendance, un tel sourire ne peut être considéré comme un Sunnat.  Le Sourire est un sadqua, quand il provient d’un cœur pur, symbolisant l’amour, le bonheur et le plaisir.  Le sourire en question de deux sahabas symbolisait l’amour et la foi qu’ils éprouvaient pour le Saint Prophète (SAW).  De par ce grand amour et cette sincérité que ces deux Sahabas ont été accordés un si grand statut, de sorte qu’ils se positionnent juste après les Prophètes et les anges.

Il est á souligner que tous les autres sahabas ont eu leur dû, mais chacun selon sa mérite.  En termes de rang, Hazrat Abu Bak’r Siddiq (ra) se classe en premier parmi les Sahabas, suivi de Hazrat Umar (ra).  C’est pour cette raison que le Khilafat fut donné á Hazrat Abu Bak’r Siddiq (ra) en premier, puis á Hazrat Umar Farooq (ra).  Dès lors, le Saint Prophète(SAW) leur avait donné la formation voulue, selon le Sunnat et la Sharyat.

Néanmoins, le statut accordé á Hazrat Abu Bak’r Siddiq (ra) est unique et sans pareil.  Il prend la place de la première position, après les Prophètes et les anges.  Personne d’autre n’a eu ce statut parmi  ‘Bashari Makhlooq’ et  ‘Noori Makhlooq’.

La formation est primordiale, chacun doit pouvoir former les autres, selon sa capacité, que ce soit, quand il s’agit  des enfants, des étudiants, des membres de la famille, des amis, entre autres.  Il faut les former pour se bien comporter envers les autres, de sorte qu’ils commandent le respect des proches, aussi bien que des étrangers.  Au cas contraire, ils deviendront la risée des proches et des étrangers.

Le sourire fait parti de Uswa-é-Hasana,  Hakeem-ul-Ummat Allamah Mufti Naimi (ra) a dit que

« Sozan-é-gumshuda milti hai tabassum sé téré”

Référence a été faite á l’aiguille de Bibi Aïsha (ra) qui  tomba par terre dans l’obscurité.  Lorsque le Saint Prophète (SAW) arriva et souriait, Bibi Aïsha (ra) retrouva son aiguille, par le ‘noor’ (l’éclairage) du Saint Prophète (SAW).  Imaginons donc, le ‘Nûr’ qui provenait au sourire du Saint Prophéte (SAW), lancé á Hazrat Abu Bak’r Siddiq (ra) et Hazrat Umar Farooq (ra). On ne peut donc décrire le Nûr qui répandait au Masjid-é-Nabawi á cet instant.

« Aap ké muskurané sé noor phailta hai, ké sui milti hai »  Huzoor ké tabassum mein Ahlé Haqeeqat, Ahlé Irfan  aur Ahlé Tasawwûf  ké liyé hazaarha sabaq hein. Ishq-é-Mustafa hai iss mein.

(Le  sourire du Saint Prophète (SAW) projetait le Nûr que l’aiguille a été retrouvée. Ce sourire implique des milliers de leçons á l’égard des Sufis et des Saints. L’amour profond du Saint Prophète (SAW) y est inclus)

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Khutba Du Vendredi 17 Mars 2017

Le sermon du vendredi 17 mars, 2017, prononcé á la Jummah Musdjid par Allamah Mufti Muhammad Ishaaq Qadri Razvi

 

Droit Divin et Droit Humain

Le thème de ce vendredi est une continuité de‘Uswa-é-Hasana’, ( le caractère parfait), mais sous un différent angle.  L’emphase a été mise sur ‘Aqeeda’ (la foi) et la perfection de la foi. Il ne suffit pas de dire La Ilaha Illallah sans la foi interne, on doit le lire du profond de notre cœur. Dans le même contexte, Allama Iqbal a dit :

Dil sé agar Musalman nahin to kuch bhi nahin.

Le Saint Prophète (SAW) nous a enseignés  les moyens pour perfectionner notre foi et d’acquérir des belles qualités.  Sur ce même sujet, quatre aspects ont été élucidés :

  • HuququlLah – Le Droit divin
  • Huququl ibaad – Le droit humain
  • Le droit Divin et le droit humain
  • Le droit humain et le Droit divin

Il y a un lien entre le droit divin et le droit humain.  Ce n’est que quand une personne respecte ces deux droits et œuvre pour le plaisir du Créateur et celui des humains, qu’elle est considérée d’avoir la foi complète.  Il ne doit pas avoir de la séparation entre ces deux branches, car la perfection de la foi réside sur ces deux aspects.

S’il arrive que quelqu’un met toute son attention sur le droit humain, en négligeant le Droit divin, cela veut dire qu’il n’est pas doté du caractère parfait. D’autre part, au cas où toute sa concentration repose sur le Droit divin, au détriment du droit humain, son caractère ne peut être excellent. L’excellent caractère provient d’une amalgamation de deux droits : le Droit Divin et le droit humain.  En respectant ces deux droits, on fait plaisir au Créateur, aussi bien qu’á Ses serviteurs.

L’auteur de  Noorul  Anwaar  a écrit un fait très important.  Il a dit que la personne qui est dotée du  caractère excellent, est celle qui suit le chemin faisant Plaisir á Allah Paak et á Ses serviteurs.  Il ne suffit pas de plaire que le Créateur , ce faisant la foi n’est pas complète.  Il faut suivre et mettre en exécution les principes qui font Plaisir au Créateur et á Ses créatures.  Il faut aimer le Créateur et les êtres humains, ce faisant on a la foi complète.

Les Sahaba-é-Karam et les Ahlé Bayt avaient d’excellent caractère, donc leur foi était complète.  A l’exception des Prophètes et des anges, ce sont eux qui possédaient les meilleures qualités, les meilleures conduites et la foi complète. Personne d’autre n’a eu et n’aura cette perfection de foi.  Pour en citer, Sayyiduna Abu Bak’r Siddiq (ra)  est un exemple parfait en terme de ses belles qualités, sa conduite irréprochable et sa foi perfectionnée.  Il a eu ‘Mustafawi Akhlaq’ (la Grâce du caractère Mustafawi).  De par ces Grâces, il est hautement considéré, de sorte que son rang vient après les Prophètes et les anges.  Ces belles qualités ont été transmises á sa postérité.  La lumière du Saint Prophète (SAW) (Mustafawi Noor) a toujours éclairé sa demeure. En une occasion lors d’une dispute entre son fils et un voisin, il avait réprimandé son fils pour la mal conduite avec ce dernier.  Hazrat Abu Bak’r Siddiq (ra) avait fait comprendre á son fils qu’il faut  se  bien comporter avec les voisins et non pas leur donner de la peine.  En ce qui concerne, la bonne conduite, le sourire, la bonne parole ou la politesse ne sont pas suffisants,  une bonne théorie et pratique sont primordiaux.

Le Daroûd qui suit est recommandé :

Allah Humma Swalli wa Sallim wa barik ala Sayyedena Muhammad be adadi kullé da inn wa dawaa inn

 

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Khutba Du Vendredi 10 Mars 2017

Le sermon du vendredi 10 mars, 2017, prononcé á la Jummah Musjid par Allamah Mufti Muhammad Ishaq Qadri Razvi

Uswa-é-Hasana et Akhlaq-é-Hasana (le bon caractère et les bonnes manières)

Dans le Saint Qur’aan, le Créateur a Fait mention que le Saint Prophète (SAW) a été Accordé un caractère excellent et des bonnes manières. Ces deux qualités incombent les deux aspects suivants :

  • La foi
  • La  perfection de cette foi

Il ne suffit pas d’avoir la foi, mais il faut que cette foi soit perfectionnée.  Dans le même contexte, Allamah Iqbal a dit que la foi, ce n’est pas seulement de lire « La Ilaha IllalLahou », mais cela doit parvenir du cœur pour être croyant

« Zuban sé keh bhi diya la I laha ilLallahou to kia haasil

Dil-o-zuban jo musalman nahin to kuch bhi nahin

Le but de chaque croyant est de perfectionner sa foi ; et le Créateur et Son Rasoûl (SAW) nous a enseignés plusieurs façons de l’atteindre, parmi, en termes du bon caractère et des belles manières. Ce sont ces deux qualités qui nous guident vers la perfection de la foi. A mesure que les bonnes manières se rehaussent, la foi atteint sa perfection.

Selon le Hâdîç, rapporté par Sayyiduna Abu Huraira (ra), le Saint Prophète (SAW) avait demandé aux Sahabas s’ils ne voulaient pas connaître la meilleure personne parmi eux.  Ils avaient répondu : « Pourquoi pas 0 Rasoûl du Créateur ? », en ajoutant « veuillez nous dire qui est cette meilleure personne ? »  Le Saint Prophète (SAW) leur avait dit que la meilleure personne est celle qui a été Accordée une longue vie, et qui est dotée d’un caractère excellent et des bonnes manières. Ces deux qualités comprennent ces quatre aspects :

  • Une longue vie
  • Les bonnes manières
  • La longue vie en termes de quantité par rapport á la longévité
  • La qualité de la vie par rapport aux bonnes actions

Ces aspects impliquent une longue et une courte vie remplies des bonnes actions. Malgré qu’on ait une vie courte, mais elle pourrait être une vie consacrée á toutes les bonnes actions. Comme exemple, selon la Riwâyat,  Bibi Fatimah Zahra (ra) a vécu jusqu’á l’âge de 28 ans. Mais c’est la qualité de sa vie qui doit être prise en considération.  Elle a consacré sa vie en sujood, tehleel, tasbeeh, daroûd-o-Salaam, parmi tant d’autres bonnes actions.  Elle passait les longues nuits d’hiver en prières et méditation et á l’heure du Namaz Fadj’r, elle disait que la nuit était si courte pour elle, de sorte qu’elle n’avait pas eu le temps d’accomplir un sadjda.  En faisant constat de sa vie, on apprend qu’elle ne faisait que des prières et des bonnes actions et ce n’était qu’une vie de piété et de la purification.

D’autre part, selon la Riwâyat,  Sayyiduna Salman Farsi (ra) a vécu pendant 300 ans, mais il a atteint son but en termes de quantité et qualité.  La longévité de cette vie lui a permis d’accomplir que des bonnes actions. Le même exemple s’applique au Mufti-é-Hind et la mère de Qaid-é-ehlé Sunnat.

Sayyiduna Ghaus-é-Azam (ra) avait une vie courte, mais remplie des bonnes actions. La qualité de sa vie était exemplaire. De ce fait, le Saint Prophète (SAW) a dit que le meilleur des croyants est celui qui a une longue vie ou une vie courte, remplie de bonnes œuvres.  La bonne manière est la source de tous les néki (Graces).  Le sourire et la tendresse ne sont pas les seules belles qualités. Il y a tant d’autres qualités qui s’imposent. Heureux sont ceux qui sont Accordés une longue vie remplie des prières et des bonnes actions. Ce sont ceux qui deviennent les meilleures personnes et la source d’inspiration.

Les Sahabas et les Ahlé Bayt ont été Accordés ces deux belles qualités.  Malgré que parmi eux, il y a quelques uns qui n’ont pas eu une longue vie, mais la qualité de leur vie était exemplaire, équivalent á une longue vie des bonnes actions. Leur vie était courte, mais comparable á un milieu d’années.

Mention a été faite au sujet d’un Sahabi qui n’était pas croyant mais au moment il participait á un Djihad, il avait été Accordé la foi, á la vue du Saint Prophète (SAW).  Il devint martyr et quitta ce monde croyant. Pourtant, il n’a pas eu l’occasion d’accomplir la Salât, d’observer le jeûne, de s’acquitter du Zakât, d’accomplir le Hâdj et de se consacrer á d’autres bonnes actions.  Mais en termes de la qualité de sa vie, il sera hautement récompensé.  Allamah Iqbal a dit :

Nigah-é-Wali mein wo taseer dékhi

Badalti hazaron ki taqdeer dékhi

Dans ce contexte, Wali se réfère au Saint Prophète (SAW) :

« Nigah-é-Mustafa sé taqdeer badal gayi aur inquilab aagaya »

(En regardant le Saint Prophète (SAW), le destin et la vie changent pour le bien, ici et en haut.)

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Khutba Du Vendredi 3 Mars 2017

Le sermon du vendredi 3 mars, 2017, prononcé á la Jummah Musdjid par Allamah Mufti Muhammad Ishaq Qadri Razvi

‘Hubbé Rabbani’ et ‘Akhlaq-é-Hasana’ (L’Amour divin et le bon caractère)

L’objectif de chaque croyant est de faire plaisir au Créateur, á Son Rasoûl (SAW), á ses prophètes et á ses Auliah (amis).  Mention est faite dans le Saint Qur’aan, et les Ahâdîç comment atteindre un tel plaisir et comment devenir l’Ami du Créateur?  Il y en a plusieurs moyens, parmi, c’est par un caractère excellent.  Le bon caractère et les bonnes manières nous rapprochent du Créateur et de Son Rasoûl (SAW).  C’est ainsi que nous devenons leur ‘Mehboob’ (Bien aimé). Le caractère excellent est une qualité très Recherchée par Allah Paak et le Saint Prophète (SAW).

Dans le Saint Qur’aan, c’est mentionné que la vie du Saint Prophète (SAW) est un excellent modèle pour tous les croyants, le meilleur exemple pour l’univers en générale.  Il n’y a pas eu et il n’y aura pas un meilleur modèle que le Saint Prophète (SAW).

Selon le Hâdîç, le Saint Prophète (SAW) a dit que le meilleur parmi les croyants est celui qui a un excellent caractère – « Tum mein sé mujhé sab sé ziada wo pyara hai jis ka akhlaq sab sé behtar hai ». C’est une qualité attribuée aux Sahabas et Ahlé Bayt et aux croyants qui sont aimés par le Saint Prophète (SAW).  A l’exception des Prophètes et les anges, ce sont les Sahabas et les Ahlé Bayt qui ont eu un si grand statut, personne d’autre n’a atteint un si grand niveau. Ils ont acquis un si haut niveau de par leur excellent caractère et c’est ainsi qu’ils sont devenus les Mehboob du Saint Prophète (SAW).  Un Ashiq-é-Rasoûl (SAW) devient le bien aimé du Saint Prophète (SAW), de par son bon caractère et l’amour qu’il manifeste pour lui. Cela ne coûte pas cher pour devenir le bien aimé du Saint Prophète (SAW), il ne suffit d’avoir un bon caractère.  Notre souhait doit atteindre  ‘Khulooq-é-Ilahi’ et ‘Akhlaq-é-Mustafawi’.

On ne fait que répéter que telle et telle action est sunnat, mais on ne doit pas oublier qu’un caractère excellent fait partie du Sunnat-é-Mustafawi et Sunnat-é-Rasoûl, c’est un Sunnat du très haut niveau.

Le Hâdîç nous éclaire sur le fait que le Saint Prophète (SAW) a dit que le meilleur parmi les croyants est celui qui est acquis d’un excellent caractère.  Celui qui a cet attribut, a le reflet du ‘ulouhi husn’, ‘Mustafawi husn’ et ‘Husn-é-Risalat’.  C’est une qualité, Accordée aux Sahabas et Ahlé Bayt en premier, puis aux croyants.  Ce sont ceux qui possèdent le caractère excellent qui excellent en statut. La Salât, le jeûne, le Hâdj, le zakât et le sadqua ont leurs Grâce et le bon caractère a également sa Grâce spécifique.  Tous ceux qui respectent ces cinq piliers de l’islaam ne doivent pas oublier ‘Khulooq-é-Mustafawi’ (l’excellent caractère du Saint Prophète (SAW).  En suivant ce Sunnat, Ils atteignent un très grand statut.  Ils deviennent si proches du Saint Prophète (SAW), que toute distance est écartée, de sorte qu’ils sont Accordés la Grâce de le voir.

Deux Hâdîç ont été mis en lumière : le premier est que le Saint Prophète (SAW) aime le plus celui qui a un caractère excellent et le second est que le meilleur des croyants est celui qui a le caractère excellent. En joignant les deux Hâdîç, on fait le constat que le bien aimé du Saint Prophète (SAW) est le meilleur des croyants.  « Yahan mohabbat barhti hai, wahan martaba buland hota hai » (á mesure que l’amour pour le Saint Prophète (SAW) s’augmente, notre statut s’accentue).

Allamah Iqbal a dit que si quelqu’un d’un niveau bas veut atteindre le haut niveau, pourra le faire par l’amour du Saint Prophète (SAW), cet amour a le pouvoir d’éclairer un cœur plongé dans l’obscurité.  C’est ce qu’on appelle ‘chiraag-é-Mustafawi’.

« Quwwaté ishq sé har past ko bala kar dé

Dahr mein ismé Mohammad sé ujala kar dé »

Si nous formons notre caractère en ligne de celui du Saint Prophète (SAW), tous nos problèmes seront anéantis.

La fondation de tout silsila, que ce soit : Aalia,  Naqshbandia, Qadria, Soharwardiya, Chistia  est dû au caractère excellent.

Le message a été relancé pour que les usagers du Facebook soient prudents en termes du mode de communication et du langage pour ne pas blesser le sentiment d’autrui.  Prenant en considération le caractère excellent du Saint Prophète (SAW), ce genre d’attitude ne se révèlera pas.

Allah Paak nous Accorde un caractère excellent pour la bonne marche de la société et pour obtenir Son plaisir et celui du Saint Prophète (SAW).  Le Daroûd qui suit est bénéfique pour la bonne santé et pour ceux qui prennent des médicaments.  Il est recommandé de lire ce Daroûd avant de prendre les médicaments :

Allahumma swallé wa sallim ala sayyedena Muhammad al lazi ismohu da oon min kullé da inn

 

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Khutba Du Vendredi 24 Fevrier 2017

Le sermon du vendredi 24 février, 2017, prononcé á la Jummah Musdjid par Allamah Mufti Muhammad Ishaq Qadri Razvi

Justice á l’égard de l’épouse

Le thème du jour se poursuit sur les différents aspects de l’excellent caractère (Uswa-é-Hasana) du Saint Prophète (SAW). Le Khutbah est axé sur la justice du Saint Prophète (SAW) envers ses épouses.  C’est un sujet qui a débuté par un Hâdîç, mis en lumière á travers ces quatre aspects :

  1. La  traduction du Hâdîç
  2. Les points du Hâdîç
  3. Le caractère du Saint Prophète (SAW)
  4. Les enseignements du Saint Prophète (SAW) et le respect

A la lumière de ce Hâdîç, rapporté par Hazrat Anas (ra),  il nous enseigne que Hazrat Hafsa (ra) avait blessé Hazrat Safya (ra), en lui disant qu’elle était la fille d’un juif (yahudi).  Ayant été blessée par cette remarque, Hazrat Safya (ra) se mettait á pleurer. Au même moment, le Saint Prophète (SAW) arriva et la vit en sanglots.  Il lui demanda la raison de sa peine et elle répondit que Hazrat Hafsa (ra) lui avait fait la remarque d’être la fille d’un juif. Le Saint Prophète (SAW) la rassura qu’elle n’était pas la fille d’un juif, mais la fille d’un prophète et la nièce d’un autre nabi.  En outre, elle a épousé un nabi.  Le Saint Prophète (SAW) demanda alors la raison pour laquelle, Hazrat Hafsa (ra) avait agi d’une telle arrogance.

En consolant Hazrat Safya (ra), le Saint Prophète (SAW) a aussi démontré qu’il ne fallait pas donner de la peine aux autres. La traduction se termine ainsi. Ce Hâdîç comprend plusieurs enseignements, pour en citer, l’excellent caractère du Saint Prophète (SAW), et si toutefois, une personne a plus d’une épouse, comment se comporter envers elles.

Il n’y a pas de doute que Hazrat Safya (ra) était la fille d’un juif, elle avait eu de la peine car elle n’avait plus de relation avec son père et la communauté juive, car elle avait alors le lien Mustafawi.  Donc, c’est très naturel qu’elle éprouvait beaucoup de peine quand elle fut traitée comme étant la fille d’un juif.

Allamah Iqbal a dit :

Bazou téra tawheed ki daleel sé qawi hai

Islam téra des hai tou Mustafawi hai

Malgré sa grande peine, elle n’avait rien dit á Hazrat Safya (ra), elle avait fait valoir sa peine en pleurant.  Contrairement á beaucoup de personnes, qui auraient donné tant de réponses á de telle insulte. C’est une leçon á prendre, surtout pour celles qui ne mâchent pas leurs mots en de telle circonstance.  Les sœurs et les mamans doivent prendre de leçon de Hazrat Hafsa (ra) qui avait  trouvé refuge á travers les larmes.  Ce faisant, le Créateur a Envoyé le Saint Prophète (SAW) pour la consoler.  Hazrat Safya (ra) était une descendante de Hazrat Haroon (ra), mais son père n’était pas croyant.  Puisqu’il n’avait pas de foi, sa fille avait coupé toute relation avec lui.

Selon le Saint Qur’aan, le fils de Hazrat Nuh (as) n’était pas considéré comme étant son fils, en raison de ses mauvaises actions, c’est pourquoi on dit qu’il était Musrikh.  Hazrat Safya (ra) avait trois liens :

  1. Elle était la descendante de Hazrat Haroon (as)
  2. Elle était la nièce de Hazrat Moosa (as)
  3. Elle était l’épouse du Saint Prophète (SAW)

Hazrat Hafsa (ra) avait également trois liens :

  1. Elle était la fille de Hazrat Ismaël (as)
  2. Elle était la nièce de Hazrat Ishaq (as)
  3. Elle était l’épouse du Saint Prophète (as)

Les deux épouses du Saint Prophète (SAW) ont été Accordées chacune trois liens.  Le Saint Prophète (SAW) a dit qu’il n’y avait pas lieu pour Hazrat Hafsa (ra) d’agir en arrogance. « Nisbat bari cheez hai » – le lien a une grande importance.

A’la Hazrat a dit :

Tujh sé dar dar sé sag aur sag sé hai mujh ko nisbat

Méri gardan mein bhi hai door ka dora téra

Le Saint Prophète (SAW) est donc venu au secours de Hazrat Safya (ra), les époux qui ont plus d’une épouse doivent en prendre exemple. L’islaam permet quelqu’un d’avoir quatre épouses, mais sous certaines conditions.  Il faut que justice soit faite á toutes les épouses, en les traitant équitablement.  Le Saint Qur’aan et les Ahâdîç nous en donnent amplement des détails sur cela.  C’est très difficile ou même impossible de les traiter également, c’est la raison pour laquelle, il faut bien réfléchir avant de prendre une autre épouse.  On doit se bouquiner sur la justice conjugale pour ne pas prendre une autre épouse pour un oui et un non.

Le Saint Prophète (SAW) avait plusieurs épouses mais il avait fait preuve de justice envers chacune d’elles, de par son excellent caractère.  Si l’épouse est dans la peine, il faut la faire sortir d’un tel sort, et non la laisser pleurer.  Le Saint Prophète (SAW) a expliqué á Hazrat Safya (ra), qu’elle n’était pas juive, mais la descendante de Hazrat Haroon (ra), la nièce de Hazrat Moosa (as) et son épouse, pour la faire sortir de la peine.  Les époux doivent avoir le même comportement, á ne pas laisser les conjointes dans la peine.  Elles ne doivent pas être harcelées par eux.  Pourtant, la présence du Saint Prophète (SAW) aurait été suffi pour la consoler, mais outre de sa présence, il lui a apporté une très grande consolation.

Hazrat Bilal (ra) disait que quand il était triste et quand il regardait le visage mubarak du Saint Prophète (SAW), toutes ses peines se dissipaient. A’la Hazrat disait aussi que toutes les peines disparaissent en pensant au Saint Prophète (SAW) – ‘Jab yaad aa gaé hein sab gham bhula diyé hein’.  En voyant les larmes de leurs épouses, les époux doivent trouver les moyens á leur faire sortir d’une telle situation. C’est un sunnat du Saint Prophète (SAW).  Uswa-é-Hasana (l’excellent caractère) du Saint Prophète (SAW) se manifeste.

Le Saint Prophète (SAW) avait dit á Hazrat Hafsa (ra) de demander pardon au Créateur pour avoir donné de la peine á Hazrat Safya (ra).  Il avait ajouté que de telle critique et le non-respect ne font pas honneur á une de ses épouses.  Elle était aussi la fille de Hazrat Umar Farooq (ra).  Le critique, la vengeance, la rancune sont des qualités liés á l’époque de ‘Jahilyat’ (Ignorance).

La conversation d’un Aaleem doit faire honneur au statut de Aleemana, Areef au Areefana, Fazil au Fazilana, Sufi au Sufiana, Zahid au Zahidana et Ashiq au Ashiqana.  C’est naturel, que la conversation d’une personne éduquée n’est pas semblable á celle d’un ignorant.

Le Hâdîç cité en haut contient beaucoup de ‘Masaïl’ qui pourrait prendre deux ans á en définir.  La conversation doit être bien définie.  Il faut savoir parler aux parents, aux conjoints et conjointes, aux Imâm et Aaleem.  On doit apprendre les techniques de la conversation du Saint Prophète (SAW).

Le conseil lancé á la jeune génération est qu’elle doit être très attentionnée, en faisant des commentaires sur facebook.  Les jeunes doivent surtout penser á l’excellent caractère du Saint Prophète (SAW), qui commande un grand respect. Avant tout commentaire, il faut bien analyser ce qu’on allait dire et d’avoir une connaissance et l’éducation sur le sujet en question. Ils doivent éviter de critiquer derrière le dos de quelqu’un (gheebat), de dénigrer ou de blesser quelqu’un avec une mauvaise intention.  Ils doivent avoir une bonne approche liée aux valeurs humaines.

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Khutba Du Vendredi 17 Fevrier 2017

Le sermon du vendredi 17 février, 2017, prononcé á la Jummah Musdjid par Allamah Mufti Muhammad Ishaaq Qadri Razvi

 

Bibi Khatijah (ra), l’épouse dévouée du Saint Prophète (SAW)

 

Uswa-é-Hasana (l’excellent caractère du Saint Prophète (SAW)) est le sujet abordé durant plusieurs semaines. Le thème a été repris, en termes de la relation entre le Saint Prophète (SAW) et son épouse pieuse, Bibi Khatijat-ul-Kubra(ra).  De nos jours, si une telle relation existe entre les conjoints, la joie et la paix auraient été prévalues dans chaque foyer.  Il n’y aurait pas eu de telle confrontation entre les conjoints, qui les auraient poussés au divorce.  Le nikah, considéré comme étant très sacré aurait été préservé et non détruit, comme c’est l’usage actuellement. Les problèmes conjugaux surgissent par manque d’information sur l’Islaam.  Les croyants et croyantes devront se doctriner sur la vie du Saint Prophète (SAW) et celle de ses épouses pieuses, pour les prendre comme modèles.

Le thème du jour est donc axé sur l’amour et la dévotion de Bibi Khatijah (ra) envers son époux, le Saint Prophète (SAW).  Bibi Khatijah (ra) avait des excellentes qualités et elle était connue comme Arifa-é-Kaënat, Zahida-ë-Kaënat, et Fazila-é-Kaënat.  De par ses belles qualités et sa grande dévotion á l’égard de son époux, elle a reçu une très belle récompense du Tout Puissant.

Le Saint Prophète (SAW) se convoitait en juste noce avec Bibi Khatijah (ra) au Makkah Shareef, á l’époque auquel l’environnement était turbulent.  La vie du Saint Prophète (SAW) était á risque, car il était le cible de ses oppresseurs.  Chaque jour, ses ennemis pensaient á tous les moyens pour le tuer. C’était l’époque de Jahilyat (ignorance), et ils voulaient á tout prix écarter le Saint Prophète (SAW) de leur chemin pervers, pour donner libre á leur croyance non fondée.

Il est á souligner que quand le Saint Prophète (SAW) avait perdu deux de ses proches, Hazrat Abu Twalib (ra), son oncle et son épouse Bibi Khatijah (ra),  Le Saint Prophète (SAW) était sous l’emprise d’une très grande tristesse. C’était l’année connue comme l’année de la tristesse (Aam-ul-Huzn).  Malgré cette grande peine, le dernier Messager (SAW) n’avait pas besoin d’autre aide et support, á l’exception du Créateur qui était son protecteur. Bibi Khatijah (ra) lui apportait beaucoup de support et de la consolation, quand elle était en vie.  Le Saint Prophète (SAW) passait une grande partie de son temps, en méditation dans la Cave de Hira, en pensant á son Rab, C’était Bibi Khatijah (ra) qui lui apportait sa nourriture.  Ceux qui ont eu la possibilité de se rendre á cette cave durant Hadj ou Umrah, savent la difficulté qu’on doit encourir, grimpant la montagne, pour y entrer.  Bibi Khatijah (ra) aurait pu demander á un serviteur d’être au service du Saint Prophète (SAW), mais elle l’a fait de son propre gré, de par sa dévotion pour son époux. Elle n’était pourtant pas jeune, mais elle ne considérait pas l’âge comme une barrière pour de tel service.  C’est un signe de son grand amour et de sa grande dévotion pour son époux.  Les épouses doivent prendre Bibi Khatijah (ra) comme modèle et cherchent les moyens d’être au service de leurs époux, ce faisant les problèmes conjugaux auraient été éliminés.

Selon le Hâdîç, rapporté par Hazrat Abu Huraira (ra), Hazrat Djibraïl (SAW), était venu voir le Saint Prophète (SAW) pour apaiser sa soif de pouvoir le contempler.  En voyant Bibi Khatijah (ra) arrivée, avec de la nourriture, Hazrat Djibraïl (as) informa  (as) le Saint Prophète (SAW) que le Créateur a Envoyé Salaam sur elle, et de présenter le sien á Bibi Khatijah (ra).  Hazrat Djibraïl (as) annonça aussi la bonne nouvelle, que le Créateur a Accordé le paradis á Bibi Khatijah (ra), un lieu très serein, hormis de bruit, de douleur et de la fatigue. Le point á être considéré est que Bibi Khatijah (ra) a eu cette récompense pour le service consacré á son époux.  Le Salam du Rab et celui du chef des anges n’est pas un simple salaam.  Elle était une épouse très dévouée, en outre, elle était Arifa, Fazila, Zahida et passait son temps á faire le khairat (la charité), et elle s’est dispensée de tous ses biens pour l’Islaam.  ‘Mehboob ki Khidmat’  (service á un époux) est une action qui a beaucoup plu au Créateur, de sorte, qu’elle a reçu la salutation de Son Rab, celle de Hazrat Djibraïl (as) et une si grande place au paradis.

Pourquoi donc cette objection d’envoyer Salaam au Saint Prophète (SAW), au Ghaus Paak (ra),  au Khwaja Gharib Nawaz (ra), Data Ganjbaksh (ra), A’la Hazrat (ra) et aux autres Aulias. (Yé Allah ki ata hai) – celui qui est au service du ‘Deen’, envoie Salaam sur eux.  Selon Hâdîç, l’envoi de la salutation est une action très appréciée par le Créateur et bénéfique aux croyants.

Du fait que Bibi Khatijah (ra) a reçu la salutation du Créateur et celle de Hazrat Djibraïl (as), elle a eu un plus grand statut que Bibi Aïsha (ra).  Bibi Aïsha (ra) n’a reçu que le salaam de Hazrat Djibraïl (as), tandis que Bibi Khatijah (ra) en a reçu deux, celui du Créateur et de Djibraïl (as). (Kahan Allah ka Salaam aur kahan Djibraïl (as) ka salaam.)

Allah Paak nous Accorde le Taufîq á étudier la vie du Saint Prophète (SAW) et ses épouses pieuses pour une vie saine et paisible sur terre et en haut.  Le Daroûd Shareef qui suit est recommandable :

Allahumma Swalli ala Sayyedena Muhammad al lazi ja alta ismahu dawa ann wa barik wa sallim

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Khutba du Vendredi 10 Fevrier 2017

Le sermon du vendredi 10 février, 2017, prononcé á la Jummah Musdjid par Allamah Mufti Muhammad Ishaaq Qadri Razvi

Le comportement du Saint Prophète (SAW) envers ses épouses pieuses

Le thème du jour est axé sur la bonne relation qui existait entre le Saint Prophète (SAW) et ses épouses, durant sa vie aussi bien qu’après leur wisaal, dans le contexte de Uswa-é-Hasana.  L’Islam nous enseigne que les épouses devront être bien considérées et leurs droits respectés.  Il faut surtout éviter l’harcèlement physique et moral.  On doit penser que l’épouse, en se convoitant en noce, quitte tous les membres de sa famille pour cohabiter avec son conjoint. Cette résolution demande un grand sacrifice. En prenant cet aspect en considération, c’est le devoir de l’époux de bien traiter son épouse et de lui accorder une vie paisible, remplie de joie et de prospérité.  C’est une relation qui ne se limite pas sur terre, elle devrait être maintenue après la mort.  L’obligation morale oblige que l’époux continue á maintenir cette relation en termes de du’a et ‘Isaal-é-Sawaab’.

Le Saint Prophète (SAW) prenait grand soin de ses épouses (azwaaj-é-mutahhiraat) durant leur vie et continuait á établir cette bonne relation, après leur wisaal, en termes de Sadqua, Khairat, du’a et en d’autres formes. Il invoquait le Tout Puissant pour que ses épouses aient une grande place au Jannat-ul-Firdaus. Plusieurs Riwâyat nous donnent la preuve qu’il donnait le sadqua, le khairat et envoyait ‘Isaal-é-Sawaab’ au nom de ses épouses. ‘Mohabbat ka tazkeerah’, c’est un signe de son grand amour pour ses épouses qui sont parties du monde temporaire.

Bibi Aisha Siddiqua (ra) a rapporté qu’elle n’avait pas vu une aussi grande considération que celle éprouvée par le Saint Prophète (SAW) á l’égard de son épouse Bibi Khatijah (ra) – « Hazrat Muhammad (SAW) ki biwiyon mein sé kissi par itni ghairat nahin aayi jitni ghairat Khatijah pé aayi ».  Bibi Aïsha (ra) n’a pas eu l’occasion de voir Bibi Khatijah (ra), car, lorsqu’elle a atteint l’âge de la compréhension, Bibi Khatijah (ra) avait quitté ce monde. Donc, pourquoi cette remarque ? La réponse est que le nom de Bibi Khatijah (ra) était toujours sur les lèvres mubarak du Saint Prophète (SAW).  Malgré qu’elle n’était plus sur terre, le Saint Prophète (SAW) se référait toujours á elle.  C’est évident, car Bibi Khatijah (ra) a tout donné, sa vie, ses biens au nom de l’Islam.  Il est á souligner que lorsque le Saint Prophète (SAW) passait son temps en prière et méditation dans la cave de Hira (Ghar-é-Hira), Bibi Khatijah (ra) lui apportait sa nourriture.  Ceux qui ont eu l’occasion d’aller visiter cette cave, pourront dire que ce n’est pas facile de s’y être.

Donc, après le wisaal de Bibi Khatijah (ra), le Saint Prophète (SAW) avait sacrifié une chèvre au nom de son épouse.  Il a tranché la viande en morceaux pour les distribuer á toutes les amies de son épouse.  Le dernier Messager (SAW) ne finissait jamais de faire les louanges de Bibi Khatijah (ra), en la qualifiant comme ‘zahida’, ‘Abida’, ‘Areefa’, ‘Tahadjud Guzaar’.  Il ajoutait qu’elle consacrait la majeure partie de son temps en prières et Daroûd-o-Salaam.

Le Saint Prophète (SAW) a eu quatre filles et deux fils de Bibi Khatijah (ra). D’un côté c’est une Grâce d’avoir des enfants, en outre Bibi Khatijah (ra) agissait comme une modèle en tant qu’une mère.  De l’autre côté, Bibi Aïsha (ra) n’a jamais enfanté, mais elle reste également une modèle pour celles qui n’ont pas d’enfants. Le Créateur aurait Pu lui Accorder des enfants, mais Il a Voulu qu’elle soit une exemple pour les dames sans enfants.  Beaucoup sont ceux qui ont tout dans la vie, á l’exception d’une Grâce quelconque.  Il y a des personnes qui se tordent de douleur pour n’avoir pas pu enfanter.  Il est vrai que ‘aulad niamat hai’, mais on ne doit pas questionner la volonté du Créateur, Il y a toujours une sagesse dans la décision du Tout Puissant.  Ce sont des imbéciles qui essaient de s’imposer aux décisions du Créateur. Ce sont ceux dont la foi a été fragilisée, ils se laissent berner par satan, qui les guide dans la mauvaise direction. ‘wojood’ (notre existence) est la meilleure récompense, toutes les récompenses matérielles ne sont rien devant cette plus grande récompense qui est ‘Imaan’ (la foi).  Ceux qui sont hormis des biens matériels tels que l’argent, le statut, l’enfant, doivent dire qu’ils ont la plus grande Grâce, qui est la foi.

En se référant au ‘ghairat’ de Bibi Khatijah (ra), Bibi Aïsha (ra) ne l’avait pas fait par jalousie. La jalousie ne provient pas d’un cœur pur tel que celui de Bibi Aïsha (ra).  La jalousie existe dans un cœur malade.  Ceux qui ont le cœur pur comprendront la perception de Bibi Aïsha (ra).  Bibi Aïsha (ra) était une grande dame, elle était la bienaimée du Saint Prophète (SAW), tout comme Bibi Khatijah (ra).  C’est très naturel qu’elle enviait Bibi Khatijah (ra) car á tout moment, le Saint Prophète (SAW) faisait les louanges de sa première épouse.  Le Saint Prophète (SAW) le faisait, car il l’aimait beaucoup et voulait maintenir cette bonne relation après son wisaal.  Bibi Khatijah (ra) repose au Jannat –ul –Ma’la.

Bibi Khatijah (ra) et Bibi Aïsha (ra) étaient tous deux les épouses du Saint Prophète (SAW).  La différence est que Bibi Aïsha (ra) était beaucoup plus jeune que le Saint Prophète (SAW), tandis que Bibi Khatijah (ra) était plus âgée.  Le Saint Prophète (SAW) a eu comme sa première épouse une veuve de 40 ans et il n’avait que 25 ans.  C’est un autre exemple á suivre, l’âge n’est pas une barrière, car il y a beaucoup qui pensent que la fille devrait être plus jeune.  On ne doit pas considérer l’âge, ce qui est plus considérable est la piété chez la fille.  ‘Deendari’ et ‘pakeezgi’ sont les qualités les plus souhaitables. Nous devrons penser au « Ishq-é-Mustafawi » (l’amour du Saint Prophète (SAW)) á l’égard de Bibi Khatijah (ra), malgré la différence d’âge.

Le sacrifice de la chèvre et la distribution de la viande aux amies de Bibi Khatijah (ra) est de préserver le lien d’amitié avec elles, après son wisaal. C’est Sunnat-é-Mustafa (SAW) de faire usage au Isaal-é-Sawab, Sadqua, Khairat et demander de du’a au nom de la défunte.  Quand on organise un khatm-ul-Quraan ou un Urs Shareef chez soi, il ne faut pas oublier les parents et les proches.  Bien souvent des personnes invitent les autres et oublient leurs parents.  On invite les parents en premier, puis les amis et d’autres personnes.  A la mort de l’épouse, on n’oublie pas ses parents, ses proches et ses amies. En invitant les proches, c’est non seulement un sadqua, mais aussi la préservation du lien de sang.

Le message fort est de bien traiter l’épouse et de jamais prononcer ‘Talaq’ á trois reprises.  C’est le mot qui est considéré comme ‘Qayâmat’, qui brise la relation entre le conjoint et la conjointe, aussi bien la relation entre deux familles.  C’est triste qu’il y a des personnes qui sont á l’écoute des enseignements coranique et Ahâdïç, mais qui oublient toujours de tels messages.  Ils ne devront pas oublier les enseignements du Saint Prophète (SAW).

A’la Hazrat par biais de son ‘Salaam-é-Raza’ a dédié quelques versets sur Bibi Khatijah (ra) :

Sayyéma pehli maan kahfé amno amaan

Haq guzaaré rifaqat pé lakhon salaam

Nous devrons tous suivre les principes du Saint Prophète (SAW), en faisant usage au Saqua, Khairat, Isaal-é-Sawaab, tout en demandant dua pour le défunt et la défunte.

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