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Khutba Du Vendredi 4 Aout 2017

Le sermon du vendredi 4 août, 2017, prononcé á la Jummah Musdjid par Allamah Mufti Muhammad Ishaaq Qadri Razvi

Hâdj  aur Tasawwûr-é-Mustafa (SAW)

Tout près du Makkah Mukarramah, il y a un petit village nommé Zu Tuwa ou bien cela pourrait être le nom d’un puits.  En sortant de Madina Munawwarah pour l’accomplissement du Hâdj á Makkah Mukarammah, le Saint Prophète (SAW) passait la nuit á Zu Tuwa et y accomplissait Namaz Fadj’r.  Après la Salât du Fadj’r, le Saint Prophète (SAW) dirigea vers Makkah Mukarramah et y arriva durant la journée.

Après avoir accompli le Hâdj, il alla á Zu Tuwa et il y restait durant la nuit, le matin il retourna á Madina Munawwarah. Donc, le Saint Prophète (SAW) passait la nuit á Zu Tuwa, en allant et en retournant de Makkah Mukarramah.  Parmi les objectifs, c’était une occasion pour les Sahabas qui  accompagnaient le Saint Prophète (SAW) de passer la nuit á Zu Tuwa, en allant et en retournant de Makkah Shareef, pour aller ensuite á Madinah Shareef.

Après le wisaal du Saint Prophète (SAW), les Sahabas, tout particulièrement, Sayyiduna Abdullah bin Umar (ra) passait la nuit á Zee Tuwa.  Il restait á Makka Mukarramah durant la journée, puis retourna á Zu Tuwa, la nuit.  Tous les Sahabas pratiquaient ce Sunnat, ils allaient á tous les endroits que le Saint Prophète (SAW) y avaient été.  Pour eux, tout en accomplissant le Hâdj, ils visionnaient le Saint Prophète (SAW), c’est ce qu’on appelle ‘Tasawwur-é-Mehboob’, ‘Tasawwur-é-Nabi’ ou ‘Tasawwur-é-Rasoûl’.  Quand le Saint Prophète (SAW) accomplissait le Hâdj, il y avait près d’un nombre de 1 24,000 Sahabas, qui étaient avec lui.

Durant l’accomplissement du Hâdj, nous contemplons la Ka’aba, Hadjré Aswad, Maqaam-é-Ibrahim, Safa Marwa, Mina, Arafat, Muzdalifa, parmi tant d’autres endroits sacrés. Tandis que les yeux des Sahabas étaient fixés sur le Saint Prophète (SAW).  Plusieurs Ahâdîç nous  donnent la preuve, incluant Sahi Muslim et Sahi Bukhari, que regarder la Ka’aba nous apporte beaucoup de Grâces, imaginons ceux qui ont eu le Taufîq de regarder ‘Ka’abé ka Ka’aba’.  En regardant la Ka’aba, on ne devient pas Sahabi, tandis qu’un seul regard lancé avec foi sur le Saint Prophète (SAW), on devient Sahabi.

Des millions et des billions des personnes contemplent la Ka’aba, mais ils ne peuvent se mesurer au statut des Sahabas qui ont vu le Saint Prophète (SAW).  Parmi, il y en a, qui ont eu l’occasion de voir le Saint Prophète (SAW) plusieurs fois.  Plusieurs Ahâdîç, y compris Sahi Muslim et Sahi Bukhari ont fait mention que les Sahabas contemplaient le Saint Prophète (SAW) durant le Hâdj.  Selon la Riwâyat, Sahi Bukhari et Sahi Muslim sont sept fois plus haut que les autres Ahâdîç. Hazrat Nafay (ra) a rapporté que Sayyeduna Abdullah ibn Umar (ra) n’est pas entré á Makkah Mukarramah, avant de passer la nuit á Zu Tuwa.  Tout en accomplissant le Hâdj, Sayyeduna Abdullah ibn Umar (ra) pensait au Saint Prophète (SAW) – (Tasawwûr-é-Mehboob bhi tha).  Le matin, après le ghuçul et l’accomplissement du Namaz Fadj’r, on entre á Makkah Mukarramah.  Par rapport á tous les livres de Fiqh : Hambali, Sha’fi, Hanafi, le ghuçul est recommandé avant d’entrer á Makkah Mukarramah et á Madina Munawwarah.  Les Ulémas ont écrit que c’est mieux d’entrer á Makkah Mukarramah ‘chaasht ké waqt’ ( á l’heure de Chaasht).

Le Saint Qur’an fait mention, au Surah Wadduha, que le Serment a été fait sur l’heure de chaasht.  Il y a plus de ‘jalal’ et ‘Tajalli’ (Lumière divine), en entrant á Makka Mukarramah durant la journée. De par le premier regard sur Ka’aba, le du’a est Accordé.

Hazrat Ibné Abbas (ra) a rapporté que les prophètes de Bani Israël retiraient leurs chaussures en entrant á Makkah Mukarramah, ils y entrent pieds nus. 7 lakh Ambiyah (7 00 milles  prophètes) ont retirés leurs chaussures au Maqam-é-Tan’eem, où se trouve maintenant Masjid-é- Aïsha. Ceci dit, c’est un marque de respect de la part des prophètes.  A l’époque, les Ahlé Ishq retiraient leurs chaussures et marchaient pieds nus sur le sol très chaud, c’est le Sunnat des Ambiyah, en signe de respect pour Balad-é-Ameen, en d’autre mot, Makkah Mukarramah.  ‘Iss balad-é-Ameen ki Qasam (la ville de paix) – Madina Munawwarah.  C’est un sunnat d’aller pieds nus sur la terre sacré de Makkah Mukarramah et Madina Munawwarah.  C’est un marque de respect de le pratiquer.  Ala Hazrat a dit :

Haram ki zameen aur qadam rakh ké chalna

Aré sar ka mawqa hai o jaané waalé

C’est en signe de respect pour le Saint Prophète (SAW), que Hazrat Abdullah bin Umar (ra) a pratiqué le Sunnah de passer la nuit á Maqam-é-Zu Tuwa avant d’aller á Makkah Mukarramah et également avant de retourner á Madina Munawwarah.  Il a fait ‘Qayam’ jusqu’á l’aube. ‘Wal Fadj’r’ (Fadj’r ki Qasam) –  Le Serment se réfère au Salât Fadj’r, que le Saint Prophète (SAW) a accompli á Zu Tuwa, avant d’aller á Makkah Mukarramah et á son retour, avant de retourner á Madina Munawwarah.

La grandeur du Saint Prophète (SAW) est d’un si grand niveau que le Créateur a Fait Serment sur  Fadj’r du Hâdj de Son Mehboob.  Il a été dit qu’un Namaz au Makkah Mukarramah équivaut á 100 milles Salât.  Hazrat Abdullah bin Umar (ra) aurait pu aller á Makkah Mukarramah la nuit pour l’octroi de tant de Sawáb (Grâces), mais il a pratiqué ce que faisait le Saint Prophète (SAW) (Hazrat Muhammad ki ada).  Le Zikr du Saint Prophète (SAW) fait parti du ZikrulLah – Allâh Paak ké Zikr ké sath  Mustafa ka Zikr bhi hota hai.

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Khutba du Vendredi 28 Juillet 2017

Le sermon du vendredi 28 juillet, 2017, prononcé á la Jummah Musdjid par Allamah Mufti Muhammad Ishaaq Qadri Razvi

L’étiquette du Hâdj

Vendredi dernier, l’étiquette du Hâdj était axé sur la sincérité.  Il a été dit qu’il y a un grand lien entre le Hâdj et la sincérité.  On ne peut les séparer, tout comme on ne sépare pas le corps de l’âme.

Une deuxième étiquette du Hâdj, c’est l’accomplissement du Hâdj, par biais des moyens licites (halal maal).  Il y a , en effet, deux catégories du Hâdj :  (i) Hâdj-é-Mabroor (le Hâdj Acceptable) et (ii) Hâdj-é-Mardood (le Hâdj Rejetable).  Le Créateur  Accepte la première catégorie et  Rejette la deuxième.

Un des signes du Hâdj-é-Maqbool est par des moyens licites, tandis que le rejet est dû par les moyens illicites.  Selon le Hâdîç, celui qui va accomplir le Hâdj par les moyens licites, d’ès qu’il met les pieds dans le transport concerné et dit : ‘Labbaïk, Allahumma Labbaïk’ (Je suis présent 0 mon Créateur – Je suis présent 0 mon Créateur), la terre et le ciel répondent á son appel, en disant : ‘Labbaïk wassadaïk’ (Ta venue et ta présence sont sacrées) – ‘Téra aana, téra haazir hona mubarak ho’.  Cette réponse est faite avec honneur, c’est ce qui indique la Grâce de la nourriture licite (halal rozi).  Cette réponse, provenant de la terre et du ciel,  est le résultat du salaire et de la nourriture licite. La réponse est aussi une indication au croyant qui a fait usage du salaire, de la nourriture et du transport licites et que son Hâdj a été Accepté par le Créateur, avant l’accomplissement du Hâdj.  Pourtant, il n’a pas encore accompli le Hâdj, il a porté que l’Ehram.  La raison est qu’il a utilisé tous les moyens licites pour pouvoir accomplir le Hâdj – (yé pakeeza rizq ka kamaal hai).  Avant l’accomplissement du Hâdj, le message est parvenu au croyant que son Hâdj a été Accepté.

Par contre, celui qui utilise les moyens illicites (haraam maal) pour accomplir le Hâdj, et prononce ‘Labbaïk Allahumma Labbaïk’, il a comme réponse que ni sa présence, ni son Hâdj a été Accordé.  La raison est que sa nourriture, son transport et toute autre dépense proviennent des moyens illicites (haraam).  Il a comme réponse : «  Labbaïk la Sadaïk », c’est un rappel de la terre, aussi bien que le ciel qui sont au courant qu’il a utilisé ‘haraam maal’ (les moyens illicites) pour ce rite sacré.

Nos aînés savent qu’autrefois, les gens faisaient beaucoup d’attention pour l’accomplissement du cinquième pilier de l’Islam et avaient de la crainte de se servir de l’argent illicite pour l’accomplir.  Malheureusement, de nos jours, on n’a pas de la considération pour une telle étiquette, certaines personnes vont accomplir le Hâdj avec ‘haraam maal’ (l’argent illicite).  Beaucoup sont ceux qui disent qu’il n’y a pas de barkât dans telle et telle chose, ils oublient qu’ils sont eux-mêmes responsables d’une telle lacune.  On n’aura jamais de barkât en faisant usage des moyens illicites. On ne peut accepter et utiliser de l’argent provenant de n’importe quelle source.

En ce qui concerne la récompense du Hâdj Mabroor, rapporté par Hazrat Abu Huraira (ra), le Saint Prophète (SAW) a dit que celui qui accomplit l’Umrah, tous les petits pêchés commis avant l’accomplissement d’un deuxième Umrah sont Pardonnés par le Créateur.  ‘Hâdj ka kamaal’  (la grandeur du Hâdj) est telle que les grands pêchés sont également Pardonnés.  Puis, il a été mentionné que la récompense du Hâdj-é-Mabroor est le paradis.  Avant d’être accueilli au paradis, celui qui a le Taufîq d’être Accordé Hâdj-é-Mabroor, est Accordé le Faiz du Saint Prophète (SAW).  Il a en premier le Saint Prophète (SAW), puis le paradis.  ‘Jo Mehboob ka ho jata hai’, phir Hâdj Mabroor ka sila,jannat hai’. C’est un fait qui réconcilie aux versets du Naat Shareef :

*Mil gayé Mustafa aur kia chahiyé

*Hum RasulalLah ké jannat RasulalLah ki

On se rapproche du Sain Prophète (SAW) et on obtient son Faiz, et on a le paradis et ses Grâces.

Sab kuch khuda sé mang liya tujhé mangné ké baad

Outhté nahin méré haath ab iss du’a ké baad

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Khutba Du Vendredi 21 Juillet 2017

Le sermon du vendredi 21 juillet, 2017, prononcé á la Jummah Musdjid par Allamah Mufti Muhammad Ishaaq Qadri Razvi

Les conditions du Hâdj

 
Selon le dictionnaire, Hâdj signifie ‘niyyat’ – l’intention – et selon le Sharyah, Hadj signifie ‘ziarat’ aux différents endroits tels que Khana-é-Ka’aba, Mina, Muzdalifa, Arafat. On porte l’Ehraam durant cinq jours, le 8ème, 9ème, 10ème, 11ème et 12ème du Zil Hâdj.

 
Il y a trois catégories de Hâdj : Hâdj-é-Qiraan ; Hâdj-é-Tamattu et Hâdj-é-Ifraad. En ce qui concerne, Hâdj-é-Qiraan, la personne porte l’Ehraam avec l’intention d’accomplir l’Umrah et le conserve jusqu’au l’accomplissement du Hâdj. Pour le Hâdj-é-Tamattu, la personne porte l’Ehraam pour accomplir l’Umrah, elle le retire après l’Umrah et le remet durant les cinq jours du Hâdj. Tandis que pour le Hâdj-é-Irfaad, on porte l’Ehraam que pour l’accomplissement du Hâdj.
Les Muhaddiseen et les Fuqaha, de par leurs recherches, nous éclairent sur le fait que le Saint Prophète (SAW) a accompli le Hâdj-é-Qiraan. A Madina Munawwarah, il a porté l’Ehraam et a accompli l’Umrah á Makkah Shareef et ensuite le Hâdj sans l’avoir enlevé.

 
Selon Fiqh Hanafi, Hâdj-é-Qiraan a un plus grand statut (sab sé afzal), il demande plus d’efforts et on bénéficie de plus des Grâces (Sawâb). C’est la raison pour laquelle, le Saint Prophète (SAW) a accompli Hâdj-é-Qiraan.

 
Avant l’arrivé du Saint Prophète (SAW), depuis Hazrat Adam (as), jusqu’au Hazrat Isa (as), tous les prophètes ont accompli le Hâdj. Mais le Hâdj n’était pas obligatoire pour leur Ummat et aucun n’a accompli le cinquième pilier de l’Islam. Seul, l’Ummah du Saint Prophète (SAW) ont eu le Taufiq d’accomplir le Hâdj. Ce Sa’adat a été accordé á nous et celui qui a les moyens et la force doit obligatoirement l’accomplir une fois dans la vie, et le plus vite possible.

Deux milles années avant la naissance de Hazrat Adam (as), les anges ont construit la Ka’aba tout comme la Ka’aba Baitul Mamur, qui se trouve au septième ciel. Les anges font le Tawaf du Baitul Mamur au ciel. Dans le Saint Qur’an, Soûrah Wattur, le Crèateur a Fait Serment sur Baitul Mamur, la Ka’aba des anges.

 
Sabab-é-Hadj, chaque pilier de l’Islam, Salât, Roza, Zakât, tout comme le Hâdj est obligatoire et a sa raison d’être. C’est la raison pour laquelle Hâdj est obligatoire pour le croyant qui a les moyens, en partant il doit faire provision pour sa famille qu’il quitte durant tout le long du pèlerinage. Il doit l’accomplir tout de suite, l’année que le Hâdj devient obligatoire pour lui. Si pour aucune raison valable du Shariah, le croyant ne l’accomplit pas immédiatement, il commet des pêchés.

 
Le Saint Prophète (SAW) n’a pas accompli le Hâdj immédiatement l’année le Hâdj est devenu obligatoire. Le Saint Prophète (SAW) savait quand il quitterait ce monde, contrairement á nous. Nous ne savons pas quand nous serons morts. Il n’a pas accompli le Hâdj, car nombreuses étaient des personnes qui rendaient visite á son Bargah pour le Deen. L’ordre du Créateur á lui, était de les accueillir et les soutenir pour la propagation de l’Islam. S’il les avait quittés, quel aurait été le sort de ces Ashiq ?

 
Le Saint Prophète (SAW) a accompli le Hâdj au 10ème Hidjri, au 9ème Hidjri, c’était Hazrat Abu Bak’r Siddiq (ra) qui a été choisi pour être le Qalifa-é-Hâdj (á la tête du groupe des hajees). Le Saint Prophète (SAW) sortait de Madina Munawwarah pour Mecca , pour retourner au Madina Munnawarah. L’année, le Saint Prophète (SAW) accomplissait le Hâdj, Hazrat Moosa (as) et Hazrat Issa (as) accomplissaient le Hâdj en sa compagnie. Les Ulémas ont écrit qu’après leur Wisaal, les Prophètes accomplissent le Hâdj. Ils accomplissent aussi bien la Salât dans leur qab’r, comme exemple, Hazrat Moosa (as) se tenait debout pour la Salât dans son qab’r. Outre les autres prophètes, Hazrat Issa (as) descendait du ciel pour le Hâdj, en compagnie du Saint Prophète (SAW). Les Sahabas ne pouvaient les voir, tandis que ‘nigah-é-Mustafa’ ont cette puissance de les voir par la Grâce d’Allâh Paak.

 
Les prières sont obligatoires durant la vie et après la mort, on n’est pas obligé de les accomplir. Apres le wisaal, c’est le charme du plaisir divin que les Ambiyah et les Auliah reçoivent en les faisant. Ceci dit, on n’a qu’á ressentir le charme des Prophètes qui accomplissaient le Hâdj, en compagnie du Saint Prophète (SAW). En accomplissant le Hâdj, nos yeux sont sur les endroits sacrés, tout en pensant au Créateur et á Son Rasoûl (SAW), tandis que les yeux des Sahabas étaient sur le Saint Prophète (SAW) (Jalwé Mehboob ké oun ké saamné thé) « Sahaba ka Hâdj lajawab tha »

 
La première notion du Hâdj est ‘Ikhlaas’ – sincérité. Hâdj, c’est pour le Plaisir du Créateur et de Son Rasoûl (SAW), et non pas pour les yeux d’autrui ou pour le titre de Hajee.. Hazrat Huraira (ra) demanda au Saint Prophète (SAW) quelle est l’action la plus Grâcieuse ?. Sa réponse fut : la foi en Allâh Paak et Son Rasoûl (SAW). Il demanda après cela, quelle est l’autre action ? La réponse fut : Lutte en pensant á Allâh Paak. La troisième plus belle action est l’accomplissement du Hâdj, fait selon le Sharyah et le Sunnah. Le message lancé donc aux futurs hajees, est de se bien former et de demander aux Aleem sur les Massaïl du Hâdj avant leur départ. Allah Paak nous Accorde le Taufîq et Sa’adat du Hâdj et d’être au Roza-é-Mubarak autant de fois que possible – Aameen.

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Khutba Du Vendredi 14 Juillet 2017

Le sermon du vendredi 14 juillet, 2017, prononcé á la Jummah Musdjid par Allamah Mufti Muhammad Ishaq Qadri Razvi

L’Eduation Islamique et sa Récompense

Le Saint Qur’an et les Ahâdîç nous éclairent sur ces quatre aspects, liés á l’éducation Islamique :

  1. L’éducation Islamique
  2. Le but de l’éducation Islamique
  3. La récompense de l’éducation Islamique
  4. La connaissance et la sincérité (la connection entre les deux)

Dans le Saint Qur’an, au premier Verset du Soûrah,’Al Insharah’, le Créateur a Dit qu’Il a Ouvert le sein Mubarak du Saint Prophète (SAW) pour y infiltrer la Connaissance. Ici, l’Education est référée comme nom propre, pour mettre l’emphase sur l’éducation en générale, que ce soit l’éducation Islamique ou académique.  Une source de toutes les catégories de l’éducation a été infiltrée au sein du Saint Prophète (SAW).

‘Ilm ka Nûr’ – L’Eclairage de l’éducation sortait du sein du Saint Prophète (SAW), incluant la Grâce, la récompense et la sincérité.  Plusieurs Versets Coranique et nombreux sont les Ahâdîc qui nous en donnent la preuve d’une telle éducation.  En voici un hadeeth, rapporté par Imâm Hasan (ra).  Selon la Riwâyat, Heureuse est la personne qui meurt en propageant l’éducation Islamique.  En se mettant á l’enseignement Islamique, jour et nuit au quotidien, elle quitte ce monde en un tel état.  Comme récompense, elle sera un niveau plus bas que les Prophètes au paradis. C’est ce qui indique le statut et la dignité des Ulémas. Par biais de ce hadeeth, on apprend que la personne concernée cherchait et propageait l’éducation pour faire vivre l’Islam (Islam zinda karné ké liyé).

Il y a deux significations provenant de ce hadeeth :

  • L’étudiant de l’éducation Islamique qui meurt en cherchant la connaissance islamique, sera un niveau plus bas que les Prophètes au Paradis, malgré qu’il n’est pas devenu ‘Aalim’ (Erudit).  Si le statut de l’étudiant est tel, quel sera le statut des Ulémas, les Mufassereen, les Fuqaha, qui ont consacré tout une vie pour la propagation de l’éducation Islamique.  Comme exemple, le Maulana Shah Ahmad Noorani Siddiqui (ra), au nom duquel l’Urs Shareef est célébré á présent, dans les différentes régions. Il donnait corps et âme pour ‘Deeni Tableegh’ (l’éducation Islamique et la propagation de l’Islam).
  • Le message est applicable aux Ulémas qui durant des longues années se sont mis á l’enseignement de l’éducation Islamique, mais qui se considèrent toujours comme des étudiants.  Ils n’ont aucun grain de fierté, malgré qu’ils ont acquis une très grande connaissance. C’est ce qu’on considère comme ‘Ilm-é-Haq’, qui détruit l’égo centrique. Les Mufti, Qaazi et Sufi qui se considèrent comme des étudiants, bénéficient d’une très grande Grâce.  Heureux sont ces Ulémas et Tulabas (étudiants).  Le Créateur leur a Accordé une grande dignité.

Donc, le but d’acquérir l’éducation ne doit pas être fait pour les yeux d’autrui ou pour les gains mondains, mais pour faire vivre l’Islam.  Les jeunes devront lire les livres de Allama Ghazali, qui sont traduits en Anglais et Français, pour prendre connaissance de son statut.  Le but des Aalim et des étudiants est de faire vivre l’Islam, en propageant l’éducation Islamique.

Ce faisant, la sincérité est primordiale, les mots n’en suffisent pas, car toutes nos actions devront être accomplies avec sincérité. L’utilisation de la langue doit être liée avec la notion de sincérité.  Le Saint Prophète (SAW) propageait la religion Islamique avec une sincérité absolue.

En ce qui concerne la récompense, la plupart des Ulémas menaient une vie de pauvreté.  Imâm Shafi (ra) était si pauvre, qu’il ne pouvait se procurer du papier et de la plume.  Il trempait ses doits dans l’eau pour écrire sur ses mains.  Quand il regardait ses mains, il voyait le visage sacré du Saint Prophète (SAW) (Chehra-é-Wadduha) et tous le Ahâdîç lui venaient á l’esprit.  On doit prendre également l’exemple de Imâm Bukhari (ra), pour savoir comment il a acquis l’éducation.  A vrai dire, on ne peut les considérer comme des Faqir et ils auront une si grande récompense que les plus riches des riches n’auront pas.

Si le Saint Prophète (SAW) voulait, il aurait pu demander á Allâh Paak de transformer la montagne en or, mais il a préféré la modestie au lieu de la richesse.  Les Ulémas seront un niveau plus bas que les Prophètes et ils n’auront qu’á ouvrir une fenêtre pour les voir.  Ils ont consacré une vie entière pour propager l’éducation islamique et au paradis il n’y aura pas de distance entre ‘mohib’ et ‘Mehboob’.

 

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Khutba Du Vendredi 7 Juillet 2017

Le sermon du vendredi 7 juillet, prononcé á la Jummah Musjid par Allamah Mufti Muhammad Ishaaq Qadri Razvi

 

La sincérité selon les Ahadîç

 

A l’écoute des Ahadîç par biais des Sahabas, Imám Abu Hanifa (ra) a été Accordé beaucoup de Gráces. Le thème du jour a été axé sur une partie du Hadeeth, rapporté par Hazrat Anas bin Malik Al Ansari (ra).  Imám Abu Hanifa (ra) informa que durant une rencontre avec Anas bin Malik Al Ansari (ra), celui-ci a rapporté que le Saint Prophète (SAW) a dit que la personne qui lit « La Ilaha IllalLahu » avec une sincérité du cœur, elle entrera au Paradis.  Pour mieux comprendre ce Hadeeth, il faut prendre en considération les quatre aspects suivant :

  1. Haqeeqat-é-Ikhlas   (Réalité de la sincérité)
  2. Darjat-é-Ikhlas         (Les différents niveaux de la sincérité)
  3. Ikhlas et Sourah Fatéha (la Sincérité et le Soûrah Fateha) (le premier chapitre du Saint Qur’an)
  4. Ikhas et Imân (Il y a une connection entre la sincérité et la foi)

Les Sufia ont abordé la Réalité de la Sincérité en détails, en brève, cette réalité n’est acquise que  quand toutes les œuvres du Serviteur d’Allâh Paak se font pour Son plaisir et celui de Son Rasoûl (SAW).

On ne pourra jamais énumérer les niveaux de la sincérité.  Dans le Saint Qur’an, mention a été faite aux termes ‘Mukhlis’ et ‘Mukhlas’. Le pluriel de Mukhlis et Mukhlas est Mukhliseen et Mukhlaseen.  Le plus haut niveau du Mukhlis est Mukhlas.  Durant le Khutba du Jummah, l’envoi du Daroûd Shareef au Saint Prophète (SAW) est considéré comme ‘Mukhlis’.  ‘Hazrat Muhammad (SAW) afzal hai ‘  Mukhlas indique le grand statut du Saint Prophète (SAW).

Mukhlis, c’est quand le croyant cherche le Plaisir du Créateur et de Son Rasoûl (SAW) par tous les moyens, en termes des cinq piliers de l’Islam et en propageant la religion partout, comme exemple, Maulana Shah Ahmad Noorani Siddiqui (ra) et également son père, Maulana Abdul Aleem Siddiqui (ra).  Le nom est revenu á l’esprit car très bientôt, l’Urs Shareef du Maulana Shah Ahmad Noorani Siddiqui (ra) sera célébré.  La lutte de ces grands érudits de l’Islam a toujours été pour le Plaisir d’Allâh Paak et de Son Rasoûl (SAW).  ‘Mukhlis’, c’est quand le croyant essaie de plaire le Créateur.  A un certain temps, Allâh Paak Exprime son contentement á Son serviteur, c’est ce qu’on appelle Mukhlas.  Quand un tel haut niveau surgit, le Créateur Demande á Son serviteur ce qu’il désire, qui réconcilie aux versets de Allamah Iqbal :

Khudi ko kar buland itna ké har taqdeer sé pehlé

Khoda bandé sé khud puché bata teri raza kia hai

(Essayez d’atteindre un si haut niveau qu’avant l’accomplissement du destin

Le Créateur Lui-même Demandera au serviteur ce qu’il désire)

Dans le Saint Qur’an, le Soûrah Fatéha nous Eclaire sur les Attributs du Créateur – (Al Hamd doulilLahiRabbil Alameen), suivi du Malikiyaumeeddeen (l’Unicité d’Allâh Paak) – ‘Allah ki Wahdaniyat’.  Il y a une connection entre la sincérité et le Soûrah Fatéha.  Le croyant doit exprimer sa sincérité de par sa foi et par le concept de l’Unicité d’Allâh Paak.

A l’époque du Saint Prophète (SAW), les Munafiqeen lisaient le Kalimah, accomplissaient la Salât et les bonnes œuvres sans la sincérité.  Ils les lisaient tout simplement comme on dit en anglais, (lips service), donc toutes leurs actions étaient rejetées par Allah Paak.  Si on accomplit une Salât avec sincérité, elle sera accordée.  Par contre, on peut accomplir tant de prières, sans aucune sincérité, elles ne seront pas Acceptées. Les Munafiqeen sont des menteurs et la sincérité n’a pu éclairer leur cœur.

Le vrai message du Soûrah Fatéha repose sur la sincérité.  De nos jours que ce soit sur le plan national ou international, divers problèmes sont dans l’actualité, bien souvent ils surgissent par manque de sincérité.  Les pays musulmans sont divisés et le non entente se fait ressentir.

On doit pouvoir lire le premier Kalimah avec une sincérité absolue.  Il y certaines personnes qui disent  que malgré l’accomplissement de tant de prières, incluant le Namaz Tahadjud, néanmoins, leur du’a n’est pas accepté.  Ils devront prendre en considération que la prière n’est pas un commerce, et qu’on devra les accomplir avec toute sincérité, pour le Plaisir d’Allâh Paak et de Son Rasoûl (SAW).

A’la Hazrat a dit :

Kaam wo le lijié tum ko jo raazi karé

Theek ho naam-é-Raza tumpé karoron darood

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Khutba Du Vendredi 30 Juin 2017

Le sermon du vendredi 30 juin, 2017, prononcé á la Jummah Musjid par Allamah Mufti Muhammad Ishaaq Qadri Razvi

Imâm Azam Abu Hanifa (ra) et Ilm-é-Hadeeth

Cette année-ci, le thème a été axé sur Imâm Azam Abu Hanifa (ra) durant quatre vendredis du mois sacré de Shabaan.  Comme a été promis, le thème est repris en ce premier vendredi de Shawaal.

Selon le Riwâyat, les Hadeeth que Imâm Abu Hanifa (ra) ont entendu par biais des Sahabas proviennent directement du Saint Prophète (SAW).  Le Hadeeth suivant provient du Saint Prophète (SAW) par biais du Sahabi  Jabir Abdullah Ansari (ra).  Imâm Abu Hanifa (ra) a eu la Grâce de rencontrer, de voir et d’être á l’écoute des Hadeeth des Sahabas.

Imâm Abu Hanifa (ra) a dit qu’il a rencontré  Sayyiduna Jabir Abdullah Ansari, qui lui a fait entendre que les Sahabas ont fait Bai’at avec le Saint Prophète (SAW).  Ils ont entendu et obéi aux paroles du Saint Prophète (SAW).  Un tel conseil est applicable á chaque croyant, homme et dame.  C’est le Hadeeth que Imâm Abu Hanifa (ra) a directement entendu de Sayyiduna Jabir Abdullah Ansari (ra).

Il y a quatre aspects de Bai’at qu’on doit comprendre :

  1. La signification littérale de Bai’at
  2. La Réalité de Bai’at
  3. Les différentes catégories de Bai’at
  4. La preuve de Bai’at

Selon le dictionnaire Arabe Bai’at signifie ‘Bikna’ (vendre), une autre signification du ‘Bai’at’ est ‘Kharidna’ (acheter).  En ce qui concerne la réalité du Bai’at, c’est la promesse des Sahabas de faire Bai’at avec le Saint Prophète (SAW) en mettant leurs mains dans les mains ‘Mubarak’ (sacrées ) du Saint Prophète (SAW).  Ce qui indique Sunnat-é-Rasoûl (SAW) et Sunnat-é- Sahaba.

Les différentes catégories de Bai’at sont :

  • Bai’at-é-Islaam – Au moment les Sahabas devenaient croyants, ils mirent leurs mains dans celles du Saint Prophète (SAW).  Ils se joignaient au cercle islamique et l’Eclairage de l’Islam a envahi leur cœur.
  • Bai’at-é-Istéqamat – la promesse faite avec le Saint Prophète (SAW), Ceux qui disent  « Allah Paak est mon Rab » restent firmes de par cette foi.
  • Bai’at-é-Djihad – Dispenser toute chose dans le Chemin d’Allâh Paak
  • Bai’at-é-Shahadat-  Sacrifier sa vie pour le Plaisir d’Allâh Paak, tout comme Hazrat Umar (ra) a fait.
  • Bai’at-é-Tawba – Faire Tawba et demander pardon á Allâh Paak pour tous les pêchés commis, avec l’intention de ne plus les commettre
  • Bai’at-é-Taqwa – La promesse faite pour l’accomplissement de toutes les bonnes actions, en termes des cinq piliers de l’Islaam et d’autres bonnes oeuvres, que ce soit l’interne ou l’externe

Le Saint Qur’aan et les Ahâdîç font mention du Bai’at.  Le Créateur a dit que tous ceux qui font Bai’at avec le Saint Prophète (SAW), c’est comme-ci, ils ont fait Bai’at avec le Créateur.  Les Sahabas ont fait Bai’at avec le Saint Prophète (SAW), c’est le Bai’at considéré comme un Bai’at fait avec Allâh Paak.  Le Bai’at des Sahabas ne sont pas traditionnels, mais ‘Bai’at-é-Haqeeqat’  (le Bai’at de la Réalité).  Selon le Riwâyat, Bai’at-é-Haqeeqat  varie.  Imâm Abu Hanifa (ra) a dit qu’il a fait Bai’at avec le Saint Prophète (SAW) á l’écoute des Sahabas et de par l’obéissance aux paroles du Saint Prophète (SAW).  C’est le conseil lancé á chaque croyant pour son propre bien-être.  Ce faisant, il sera Eclairé, en sortant de l’obscurité.  En adoptant une telle attitude, notre société sera paisible, bon á vivre.  Malheureusement, tel n’est pas le cas de nos jours.  Tout en sachant que telle et telle chose est nuisible pour les autres et les proches, on n’hésite pas á leur faire du mal.  C’est l’intérêt personnel qui prime dans la société actuelle.

Tous les Sahabas ont écouté et obéi aux paroles d’Allâh Paak.  Chaque croyant devra suivre le même principe qui durera jusqu’au Qayâmat.  Un principe émanant de l’existence physique du Saint Prophète (SAW), dont la Grâce sera Accordé jusqu’au Qayâmat.  Mais le but ne doit pas être mondain, il doit être pour le Plaisir d’Allâh Paak et de Son Rasoûl (SAW).

A’la Hazrat a dit : C’est une promesse en termes de l’écoute et d’obéissance –

Ounhein Jana ounhein Mana na rakha ghair sé kaam

Lillahil hamd mein dunya sé Musalmaan gaya

ce qui fait partie du Bai’at.  Si nous le faisons, notre Bai’at ne sera pas mondain mais ‘Bai’at-é-Haqeeqat’, c’est pour atteindre le Plaisir d’Allâh Paak et de Son Rasoûl (SAW).  En mettant leurs  mains dans les mains Mubarak du Saint Prophète (SAW), l’objectif des Sahabas repose sur la foi.

Les noms des  Imâm suivants ont aussi été cités : Imâm Malik, Imâm Hambal, Imâm Shafai (ra), qui ont tous fait Bai’at.

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Khutba Du Vendredi 23 Juin 2017

Le sermon du vendredi 23 juin, 2017, prononcé á la Jummah Musdjid par Allamah Mufti Muhammad Ishaaq Qadri Razvi

Maqaamaat-é-Ehsaan  (Les différentes catégories de la Perfection)

Le Khatib du Jummah Masjid a commencé le sermon par la lecture du Soûrah Ahzaab, Versets 70.   La traduction est : ô les croyants, ayez peur du Créateur et faites usage de la bonne parole.  Le Créateur nous a transmis deux messages par biais de ces Versets :

  • Le Message de la Piété
  • Le Message de l’utilisation du mot correcte

En d’autres mots : ‘Taqwah’ et ‘Qawl-é-Sadeed’ – Il y a un lien très solide entre les deux. Les deux sont inséparables, et ils ont atteint un très haut niveau.  Quelle est la signification du Qawl-é-Sadeed ?  Nombreuses sont les significations qu’on ne peut les compter.  En une phrase, c’est l’univers de la piété.  En voici quelques exemples de la signification du ‘Qawl-é-Sadeed’ :

  • La première est que ‘Qawl-é-Sadeed’ signifie ‘Qawl-é-Haq’.  Dans le Saint Qur’aan, plusieurs significations ont été attribuées au ‘Haq’.  Haq signifie la vérité, comme exemple : les croyants doivent craindre le Créateur  et qu’ils utilisent toujours les mots correctes. Le très réputé Imâm Nasafi se référa aux Ahlé Haq  (les personnes véridiques) comme étant les Ahlé Sunnat.  Il y avait un temps auquel les Ulémas avaient été accordés le titre de ‘Ahlé Haq’.  Le message est que tout un chacun doit utiliser le mot correcte et approprié.  ‘Haqeeqat  ki Khusboo’  (le parfum de la vérité’ doit sortir de chacune de nos paroles.
  • Sayyiduna Qatada (ra) a dit que ‘Qawl-é-Sadeed’ signifie ‘sach’ (la vérité) qui relie aux Versets Coranique « O  les croyants vous devrez avoir de la crainte pour Allah Paak et dites la vérité »

Selon Sahi Muslim, le Saint Prophète (SAW) a dit que la vérité guide les gens vers les bonnes œuvres, et les bonnes œuvres vers le paradis.  En revanche, les mensonges incitent les gens á commettre des pêchés qui les mènent vers l’enfer.

Allamah ibné Rajab Hambali a écrit que six mois avant Mahé Ramzaan, les AhlulLah et les Auliah demandaient des du’a pour l’accueil du mois sacré et durant six mois après son départ, ils demandaient des du’a pour que le Créateur Accepte leurs prières et bonnes œuvres.

  •  Allama ibné Rajab Hambali (ra) a dit que ‘Qawl-é-Sadeed’ signifie le mot correcte et que la conversation doit avoir le parfum de la vérité.  Il faut éviter la propagande destructive ou critiquer les autres.  Il faut utiliser des mots qui propagent l’amour, l’unité et la paix et éviter les paroles qui sèment la discorde dans la société.  La discipline est primordiale dans la conversation.  Malheureusement, dans la société actuelle, chacun essaie de chercher un intérêt personnel, symbolisant soi-disant sa vérité.  Dans un tel contexte, l’intérêt personnel marche de pair avec la vérité.
  • Hazrat ibné Abbas (ra) a dit que ‘Qawl-é-Sadeed’ est de lire « La Ilaha IllalLah Muhammadur RasululLah »  Le Créateur a Dit d’en faire usage au Taqwah et de lire le premier Kalimah.  Le Saint Qur’aan fait mention du Tafsîr de « La Ilaha Illallahu Muhammadur RasululLah depuis Al Hamd  jusqu’au Wannas.  C’est un code de vie et ‘Jaam-é-Nizam’ (un système compréhensible). A’la Hazrat a dit qu’on lit ‘La Ilaha IllalLahu Muhammadur Rasulullah’, en posant ensuite la question : « Est-ce qu’on connait la signification de ce premier Kalimah ».  Le message est : « Mustafa ko Jana aur Mustafa ko Mana » (Connaître et Accepter le Saint Prophète (SAW).  D’autre part, le Saint Prophète (SAW) a dit que celui qui lit le premier Kalimah au dernier moment de sa vie, entrera au Paradis.

A’la Hazrat a mentionné : « Mein dunya sé Musalman gaya ».  Il était en vie quand il avait prononcé cette phrase.  Quelle est la raison pour laquelle, il a utilisé le verbe au temps passé.  Selon la règle en langue Arabe, on s’en sert le passé pour le futur.  En demandant des du’a, ils s’en servent du passé, convaincus que leur demande a été Agrée.   De par sa foi et croyance, A’la Hazrat a dit : « Mein dunya sé Musalman gaya ».  Tous les Naat de A’la Hazrat se reposent sur le Tafsîr du ‘Qawl-é-Sadeed’.  Il a toujours dit de parler que la vérité et de prendre que le droit chemin.  ‘Sach ki Tableegh » fait parti du ‘Qawl-é-Sadeed’.

Sacchi baat bataaté yé hein

Sidhi raah chalaaté yé hein

Le premier de cinq piliers de l’Islam est « La Ilaha IllalLahu Muhammadur RasululLah » et c’est la dernière phrase du croyant en quittant ce monde.  Le Créateur est le Premier et le Dernier, Le Saint Prophète (SAW) est le Premier et le Dernier.  Un grand Ashiq de Rasulullah (SAW) a fait mention des qualités du Rab, tout en mentionnant celles du Saint Prophète (SAW) (Jahan Siffat-é-Rabbani wahan Siffat-é-Mustafawi hai).  Hazrat Mustafa (SAW) awwal bhi aur Akhir bhi hein.

L’histoire a fait mention des nombreux  Sahabas et Sahabiyat, mais plusieurs sont restés dans l’anonymat et jusqu’á l’heure, on ne connait pas leurs noms.  Mais de par la narration d’un seul Hâdîç, le Créateur a immortalisé leurs noms, malgré qu’on ne les connaisse pas. A’la Hazrat a dit :

Bé nishanon ka nishan mitta nahin

Mitté mitté naam ho hi jaéga

Il y avait une dame pauvre et le Saint Prophète (SAW) disait que quand elle quitterait ce monde, il souhaiterait lire le Namaz Janaza.  La dame mourut un soir et le Saint Prophète (SAW) dormait.  Les Sahabas ne savaient quoi faire.  D’un côté, il y avait le Wisaal de la pauvre dame, de l’autre côté, le sommeil du Saint Prophète (SAW), puis il y avait la question du Namaz Janaza.  Ne voulant pas rompre le sommeil Mubarak du Saint Prophète (SAW),  la pauvre dame fut enterrée. C’est une action qui met en exergue le Fiqh, Ijtihad, Ma’rifat et Hikmat des sahabas.  Le matin, en apprenant que la dame fut enterrée, le Saint Prophète (SAW) disait aux Sahabas qu’il fallait le réveiller.  Le Saint Prophète (SAW) alla ensuite auprès du qab’r de la dame et lisait le Namaz Janaza.  Une leçon á prendre pour les gens qui courent derrière les célébrités et des personnes riches.  Le Saint Prophète (SAW) honorait les bons croyants, quelque soit leur statut.

La semaine dernière, référence a été faite á Hazrat Ali  (ra) qui a choisi de ne pas accomplir le  Farz du Namaz Ass’r pour ne pas réveiller le Saint Prophète (SAW) dont la tête Mubarak était sur ses jambes.

Comme  mots de fin, ces fameux vers du Dr Muhammad Iqbal furent mentionnés :

Quwwaté Ishq sé har past ko bala kardé

Dahr mein ismé Muhammad sé ujala kardé

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Khutba Du Vendredi 16 Juin 2017

Le sermon du vendredi 16 juin, 2017, prononcé á la Jummah Masjid par Allamah Mufti Muhammad Ishaaq Qadri Razvi

Le Statut des Shahabas

On ne peut imaginer le grand statut Accordé aux Sahabas (ra).  Durant  toute une vie, ils ont accompli de bonnes œuvres, en termes des prières, des jeûnes et des actions qui ont Plu le Créateur.  Ils ont  sacrifié leur vie sur le Chemin d’Allah Paak et de Son Rasoûl (SAW).  Durant les Djihâd, il y a certains qui sont devenus Shaheed (martyrs), et sont devenus croyants, sans avoir jamais eu le temps d’accomplir la salât ou d’observer le jeûne.  Ils ont acquis ce statut par la vue du Saint Prophète (SAW), même pour quelques instants (Mustafa ki ek ghari ki Sohbat mili).

Le Saint Qur’aan a fait mention du statut des Prophètes, Siddiqeen, Swaléheen, Shuhadas,  et les Sahabas .  Durant la Guerre du Bad’r, les Sahabas ont apporté leur grand support au Saint Prophète (SAW) et il a été dit que le Créateur les Regardait constamment.  Pour les personnes ordinaires, ils pensent qu’Allah Paak les Regarde.  En ce qui concerne les Shahabi, « wo Allah ki Nigah mein hein », la raison est que les yeux du Saint Prophète (SAW) est sur eux. ‘Nigah-é-Mowlah’ et ‘Nigah-é-Mustafa’ sont sur le même logeur d’onde (Nigah-é-Mowlah et Nigah-é-Mustafa alag nahin hai).  Ils sont considérés comme étant les ‘Ahlé Ishq’, qui restent toujours absorbés dans la joie du Livre Sacré. Que savons-nous de cette joie et délice ?  Nous n’avons qu’á demander Hazrat Moosa (as) sur le ‘Lazzat-é-Kalaam’. (La joie de la conversation avec son Mehboob)

Notre vie est différente de celle des Shahabas, qui ont atteint le niveau de la perfection.  Se référant au Soûrah ‘Wal Ass’r…….’, il nous éclaire sur le Serment fait par le Créateur sur Son Mehboob.  (Zamana-é-Mehboob ki Qasam).  Le Saint Prophète (SAW) est pour chaque temps, que ce soit le passé, le présent ou le futur, incluant la présence des Shahabas. (ici, Kauçar signifie également plusieurs Sahabas) « Inna Atawyna kal Kauçar » est un autre exemple qui nous révèle une autre indication du  Kauçar , c’est le ‘Maqam-é-Ehsaan’ des Shahabas.

Selon Sahi Bukhari, Baab-é-Munaqib, le Saint Prophète (SAW) a dit «  Ya Ali, vous êtes de moi, et je suis de vous » – la distance a été anéantie et Mohib et Mehboob ne sont qu’une entité.  Ceci dit, référence est faite á Bibi Khatijah (ra), á une  rencontre entre le Saint Prophète (SAW) et Hazrat Djibraïl (as), l’ange  informa le Saint Prophète (SAW) que le Créateur a Envoyé Salaam sur elle.  C’est la dame honorée qui a eu la grande Faveur du Rab.  En ce qui concerne, Bibi A’isha (ra), elle n’a pas été Accordée une telle faveur.  En une occasion, le Saint Prophète (SAW) l’informa que Hazrat Djibraïl (as) a envoyé salaam sur elle.  Bibi A’isha (ra) ne peut voir Hazrat Djibraïl (as), mais puisque c’est le Prophète (SAW), qui lui a communiqué le message, elle n’a pas besoin de preuve pour une telle communication.  Bibi Khatijah (ra) a reçu la salutation du Créateur, tandis que Bibi A’isha (ra) a reçu celle de Hazrat Djibraïl (as), donc le niveau de la perfection entre les deux dames n’est pas semblable – ‘kahan Bibi Khatijah (ra) et kahan Bibi A’isha (ra). C’est impensable que de nos jours, il y en a certains qui exigent la preuve.  Est-ce que les belles qualités du Saint Prophète (SAW) n’en suffisent pas ?

Le statut des ‘Ashab-é-Bad’r’ est si grand que nos du’a sont exaucés en leurs noms.  Allamah Abdul Rahman Qatbani (ra) a rapporté qu’il a entendu dire que le du’a fait au nom des Ashab-é-Bad’r  ont toujours été accédés.  Dans les pays Arabes, on demande toujours des du’a au nom des ‘Ashab-é-Bad’r’.  Le message est lancé de suivre le même principe.  A l’occasion de Lailatul Qad’r et le Jour d’Eid, on pourra demander des du’a au nom des ‘Ashab-é-Bad’r’ et tous nos du’a ‘jaa’iz’ (permissibles) seront Accordés, In Sha Allah.

Selon une anecdote, en une occasion des voyageurs étaient sur un bateau, quand tout d’un coup une tempête apparut et le bateau était sur le point de faire naufrage.  Tous étaient bouleversés et ils demandaient des du’a au Créateur.  Bien souvent, c’est au moment critique qu’on pense au Créateur et que quand nous jouissons du confort, on ne pense pas á Lui.  Un des voyageurs informa qu’il y a un ‘majzoob’ (Sufi) et qu’il fallait aller vers lui car il pourrait faire quelque chose.  La personne se dirigea vers lui et il le voyait  dormir, elle le réveilla, en lui disant :« Baba, faites quelque chose, nous allons mourir par cette tempête ».  Il ne l’écoutait pas, au fait, il était  toujours absorbé dans ‘Mehboob ka Jalwa’.  La personne en question le supplia de nouveau de faire quelque chose.  Le ‘majzoob’ lui donna un morceau de papier et le demanda de la mettre sur le bateau.  Des qu’il mit le papier sur le bateau, le Créateur a ouvert ses yeux.  Il voyait que des personnes poussaient le bateau, de sorte qu’ils ont atteint la terre.  A la tombée de la nuit, la tempête s’affaiblit et ils regagnèrent le bateau.  En ouvrant le papier, il vit les noms des Ashab-é-Bad’r.

A l’heure actuelle, nous sommes tous confrontés par des problèmes, il y a des du’a affixés sur le tableau du Jama Masjid pour que des personnes pourraient  les prendre afin  qu’elles puissent être soulagées de leurs difficultés.

En une occason, Hazrat Ali (ra), á l’heure du Namaz Ass’r, n’a pas pu l’accomplir, car la tête Mubarak du Saint Prophète (SAW) était sur ses jambes.  Nous avons tous un grand respect pour le Saint Qur’aan et imaginons donc que le respect que Hazrat Ali (ra) accorda au Sahébé Qur’aan donc la tête Mubarak  était sur ses jambes.  Hazrat Ali (ra) a préféré sacrifier son Namaz, pour ne pas déranger le Saint Prophète (SAW). Hazrat Ali (ra) a même sacrifié sa vie, par amour pour son Rab et le Saint Prophète (SAW).  A chaque Djihad, Hazrat Ali (ra) était au premier rangé á côté du Saint Prophète (SAW).  Jour et nuit, il mettait sa vie en péril par amour pour le Saint Prophète (SAW).  Au  Riaz ul Jannat, il y a une colonne auprès de laquelle, Hazrat Ali (ra) se mettait debout pour la protection du Saint Prophète (SAW).

Pour la résolution de nos problèmes, au lieu d’aller chercher refuge á tort et á travers, mieux vaut de demander des du’a au nom des Ashab-é- Bad’r, pour que le Créateur Accepte notre requête.  Durant cette guerre qui avait eu lieu au mois sacré  de Mahé Ramzaan, les Sahabas au nombre des 14, ont lutté pour la cause de l’Islaam, affamés et assoiffés, tout en devenant Shaheed (martyrs). C’est pour cette raison qu’ils ont atteint la perfection du Ehsan.

A’la Hazrat a dit :

Karoun téré naam pé jaan fida na bas ek jaan do jahan fida

Do jahan sé bhi nahin ji bhara karoun kia karoron jahan nahin

 

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Khutba Du Vendredi 9 Juin 2017

Le sermon du vendredi 9 juin 2017, prononcé á la Jummah Musdjid par Allamah Mufti Muhammad Ishaaq Qadri Razvi

Zakât aur Tasawwûr-é-Ehsan (Zakât et le concept de la Gratitude)

Vendredi dernier quatre aspects du Ehsan ont été mis á la lumière qui sont :

  1. La signification du Ehsan
  2. La realité du Ehsan, selon Shariah
  3. Les différentes catégories du Ehsan
  4. Le lien entre Ehsan et le jeûne

Deux autres aspects sont liés au thème du jour :

  • ‘Accha hona’ (être gentil)
  • Faveur á l’autre ( kissi pé ehsan karna)

La gratitude monétaire ou toute autre gratitude ont été référées dans le même contexte.

En ce qui concerne la réalité du Ehsan, mention a été faite sur deux facettes á travers Soûrah ‘Wal Layl’ :

  • Dépenser sur le Chemin d’Allâh Paak
  • L’objectif d’une telle action

Dispenser les biens sur le Chemin d’Allâh Paak atteint plusieurs dimensions et ‘Ehsan fis Zakât’ est la plus grande dimension.  Il est á souligner que certaines personnes acquittent le Zakât avec un certain objectif, elles pensent á en tirer profit d’une telle action.  Bien sûr qu’il y ait exception á tous les règles, car beaucoup dépensent leurs biens pour le Plaisir du Créateur et leur concept n’est que pour le Plaisir divin.  Ce sont ces mêmes personnes qui atteignent la plus haute dimension, car ils ne soucient pas de leurs biens.  Ils ne pensent qu’au Plaisir d’Alláh Paak et de Son Rasoûl (SAW).

Les Munfeeqin et les Muhseenin dispensent de leurs biens avec l’objectif de plaire l’Etre Suprême.  Hazrat Abu Bak’r Siddiq (ra) était un exemple vivide, son objectif était de tout donner sur le Chemin d’Allâh Paak et de Son Rasoûl (SAW).  Quand Hazrat Abu Bak’r Siddiq (ra) avait dispensé de tous ses biens sur le Chemin d’Allâh Paak, le Saint Prophète (SAW) lui demanda qu’est-ce qu’il a laissé pour sa famille.  De nos jours les gens diront qu’ils ont laissé telle et telle chose pour la famille.  Tandis que la réponse de Hazrat Abu Bak’r Siddiq (ra) fut qu’il a laissé sa famille sous la protection du Créateur et de Son Rasoûl (SAW).  On sait que Hazrat Abu Bak’r Siddiq (ra) se mettait á fouiller les quatre coins de sa maison,  pour pouvoir donner davantage sur le chemin du Rab.  Ses yeux n’étaient pas sur ses biens, mais sur son Mehboob.

Selon Hâdîç, Le Saint Prophète (SAW) a dit que l’Islam est fondé sur cinq piliers :

  • Shahadat  ( Allah Paak est Unique et le Saint Prophète (SAW) est son Rasoûl (SAW)
  • La Salât
  • Le Zakât
  • Roza
  • Hâdj

Plusieurs Versets du Saint Qur’an nous montrent que Namaz et Zakât marchent de pair.  La question qui se pose est quelle est la connexion entre Namaz et Zakât.  Namaz est pour Allâh Paak, tandis que Zakât pour Ses serviteurs (bandé).

Namaz nous rapproche du Créateur.  Le Saint Prophète avait dit á Hazrat Bilal (ra) que son appel á la prière (Azaan) lui apportait la paix et que’ Namaz  Hijaab outhati hai’.  Zakât nous apporte également la Joie divine, si on l’acquitte avec joie.

Bibi Khatijah (ra)  a dispensé de tous ses biens au service de l’Islam, de sorte qu’elle a atteint le Plaisir d’Allâh Paak.  Il a été rapporté qu’une fois Hazrat Djibraïl (as) apporta le message  au Saint Prophète (SAW) qu’ Allâh Paak  a Envoyé Salaam sur Hazrat Bibi Khatijah (ra).  Imaginons la grandeur de la première dame de l’Islaam qui Reçoit le Salaam du Créateur.  Pourquoi pas ? c’est une dame qui a tout donné sur le Chemin d’Allâh Paak.

Jaan di di huwi ussi ki thi

Haq to yé hai ké haq ada na huwa

Mufti Sahab a recommandé á tous de lire « Ya Salamo » á tout moment, pour se protéger de la grippe qui fait fureur en ce moment ci. Il informa qu’il y a un du’a pour se protéger de la grippe, qu’on pourra se procurer au Jummah Musdjid.

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