0000000000000000000000000000 Al Bayaan No. 18 (Ramadan 1441 - 17 Avril 2020) - Jummah Masjid

Al Bayaan No. 18 (Ramadan 1441 – 17 Avril 2020)


La lettre du Ramadan
Alhamdulliah, nous avons la chance une fois encore de vivre le mois du Ramadan, mois béni par excellence pour l’Ummah du Saint Prophète (S.A.W). Ce mois tant attendu pour ses mérites exceptionnels, les joies qu’il apporte, les bénédictions qu’il comporte ne laisse aucun musulman insensible puisque c’est un mois rempli de bonnes intentions, de discipline et de sacrifices. C’est aussi le mois du partage, de la charité accomplie avec ferveur et surtout c’est le mois des veillées de prières et de la récitation du Saint Qur’aan. C’est vraiment le mois dans l’année où tous les masjids sont remplis de monde. Or cette année islamique 1441 Hijri est toute différente. Ceux qui attendaient avec impatience le mois du Ramadan pour aller enfin à la mosquée de façon régulière risque d’être décus. Aujourd’hui encore dans le monde, certains pays sont toujours touchés par la crise du virus Corona. Notre pays qui est en confinement depuis le 20 mars dernier peine à trouver la lumière au bout du tunnel. Les morts qui n’étaient que minimes au départ se comptent aujourd’hui en plus grand nombre parce que les mauriciens sont si indisciplinés, nombreux étant ceux qui ont fait fi de l’ordre gouvernemental de rester cloisonnés chez soi afin d’éviter tout risque de contamination.

Cette maladie, dite incurable est venu bouleverser notre petit monde. Les choses que nous avons pris l’habitude de prendre à la légère sont devenus ô combien importantes à nos yeux maintenant. La liberté de mouvement dont nous avons jouï pendant tant d’années nous a été enlevé. Nous nous sommes peut être montrès ingrats envers notre Seigneur, Lui qui nous a Comblés de tant de faveurs, de nourritures abondantes et d’une santé robuste. Qu’avons nous fait en retour? Nous nous sommes montrés arrogants, nous Lui avons désobéï ouvertement, nous avons négligé le Masjid et nous avons adopté le style de vie de ceux qui ont provoqué sa Colère. Il Lui a suffi de nous envoyer un petit virus invisible à l’oeil nu et voilà le monde entier dans la tourmente.

Des milliards de gens sont aujourd’hui en quarantaine, le monde s’est arrêté et la Science s’est avouée vaincue devant la Toute Puissance du Seigneur Très Haut. Le moment n’est-il pas arrivé pour nous, qui sommes coupables de mille exactions, de montagnes de péchés graves de nous courber devant la Puissance du Seigneur de l’univers et Le supplier de nous pardonner. Car personne d’autre que Lui ne peut nous tirer d’affaire.

Ce mois du Ramadan est un mois de Miséricorde. C’est le moment propice pour demander pardon à Allah, se repentir avec un coeur sincère et Lui promettre de ne jamais recommencer. Allah accepte le repentir de son serviteur sincère qui éprouve des remords pour ses péchés et essaye de retourner sur le droit chemin. Allah le lave de ses péchés et les convertit en bonnes actions. Allah ne tient pas rigueur à son serviteur s’il regrette vraiment ses manquements et s’il se tourne vers Allah.

Le confinement a été une période qui cause d’énormes inconvenients pour tout le monde et surtout ceux qui ne peuvent pas travailler, donc incapables de nourrir leur famille. Il y a beaucoup de gens qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté et cette crise inattendue est venue les frapper de plein fouet. Beaucoup de gens n’ont pas à manger ou manquent de petites choses si importantes dans la vie de tous les jours. Les autorités ont pris les devants en venant en aide à ceux qui se trouvent sur le social Register mais est-ce que ce sera suffisant? Pensons à ceux qui ont une grande famille à nourir. Il y en a d’autres qui ne sont pas encore enregistrés sur le Social Register et ceux là ils ont besoin de notre aide et de notre compassion.

Soyons généreux quand ce sera le moment de nous acquitter d’un des cinq pilliers de l’Islam, la Zakaat.

Ces dernières semaines nous ont certes ramené sur terre en nous faisant prendre conscience de la nature éphémère de cette vie sur terre; prenons donc la mesure de la souffrance des gens dans le besoin et soyons compatissants envers eux dans la douleur et la tristesse. Chaque heure qui passe nous ramène au plus près de notre fin. Quand aurons-nous l’occasion d’accomplir des gestes de bienfaisance pendant un mois du Ramadan? Serons-nous là l’année prochaine pour un autre Ramadan. Seul Allah le sait.

Le virus Corona est soudainement apparu et a mis le monde entier au ralenti. Ce qui s’est passé doit interpeller notre conscience. Par ces évènements, Allah nous envoie peut être un signe. Notre planche de salut réside maintenant dans la prière, le recueillement, la foi sincère. Puisque le temps qui nous est imparti est si minime, mettons notre énergie à corriger les erreurs du passé, à effaçer nos péchés par le Zikrullah, le Durood Shareef et la lecture assidue du Saint Qur’aan. La mort peut frapper n’importe qui à tout moment. C’est pourquoi il faut respecter les consignes strictement et ne sortir que quand c’est impératif. Les règles d’hygiène sont de mise tout comme le ‘Social distancing’.

Le Namaz accompli chez soi aura la même récompense que celui accompli en Jama’at dans le Masjid. Nous sommes aujourd’hui privés du Salaatul Jumu’a et cela fend le coeur mais il n’y a pas de solution alternative pour le moment. Il faut rester chez soi pour sauver des vies. Profitons de ces moments intimes pour nous reconnecter vraiment avec le Divin. Il faut faire Tawba et demander pardon car Allah est en colère pour nous avoir privé de visiter sa maison ici et aussi en Terre Sainte. Que ce Ramadan puisse nous libérer de ce fléau et soulager le monde entier pour une vie meilleure.

LA MÉDECINE PROPHÉTIQUE
La crise du Covid-19 a mis en évidence le danger des épidémies, les risques de contagion et les effets dévastateurs s’il n’y a pas de mesures adéquates de quarantaine. Ce qui est bon de savoir, c’est que le Saint Prophète (S.A.W) avait déjà expliqué les règles à appliquer quand il y a des risques majeurs d’épidémies. Ses conseils préservés dans des Hadiths authentiques sont tout à fait en ligne avec les recommandations de la mèdecine moderne. C’est ce que n’a pas manqué de souligner la presse amériaine il y a environ deux semaines en faisant les louanges du Saint Prophète (S.A.W) pour sa connaissance juste à une époque où la mèdecine n’était pas si développé comme elle l’est aujourd’hui.

Il ne faut pas oublier que la médecine prophétique est une science en elle même et que de nombreux savants musulmans, notamment Al Suyuti, Ibn al Jawzi y ont consacré des ouvrages entiers. Ils ont ainsi recensé plusieurs médicaments naturels dont les plus connus sont le Black Seed (Kaloounji), le miel, l’huile d’olive, la figue, les dattes, le vinaigre, mais aussi le procédé de Hijaamah. Aussi, il y a bien sur les Surahs à réciter et les du’as spéciaux pour retrouver la santé car les médicaments sont un moyen mais Celui qui donne la santé c’est bien Allah as Shaafi (Celui qui donne la guérison).

Le Saint Prophète (S.A.W) a en outre recommandé la juste mesure en matière de nourriture pour rester en bonne santé. Dans un Hadith célèbre il a dit: “Soomoo, tasouhhoo.” Ce qui signifie, “Jeunez et vous recouverez la santé” soulignant le rôle important du jeûne dans le processus de renouvellement des organes du corps et la regénération des cellules. Des mèdecins français viennent de publier une recherche affirmant que le jeûne alternatif (jeûner un jour sur deux) aide à regénérer les neurones et augmente la capacité de mémorisation par 30 %, ce qui est énorme. Ils pensent que ce sera un excellent moyen de combattre la maladie d’Alzheimer. Jeûner un jour sur deux est selon le Saint Prophète (S.A.W) le jeûne que pratiquait Hazrat Dawood (A.S) et dans le jargon traditonel, on l’appelle Sawme Dawoodi.

Donc il est très important de veiller sur sa nourriture, à manger sain pour rester en forme et ne pas prendre du poids mais il faut aussi de temps en temps jeûner non seulment pour une question de santé, mais aussi pour récolter des récompenses divines.

HAZRAT ABDULLAH IBN AL MUBARAK (R.A)
Hazrat Abdullah Ibn al Mubarak was a great Islamic scholar, born in Marw (Turkmenistan today) in the year 118 AH. Abdullah ibn al-Mubarak was born and raised until he reached roughly the age of twenty whereupon he left and began his travels to seek knowledge.

His father, Mubarak was originally a Turk, belonging to a merchant from Banu Handhala as a slave but he was known to be righteous and frequently in seclusion, worshipping Allah. Historical documentations such as Shadharat alDhahab mention an interesting account that took place whilst Mubarak was working for his master in the fields / plantations: After having worked in those fields and tended to the fruits and crops for many years, he was one day approached by his master who requested a sweet pomegranate.

Mubarak went to the crops and brought back a pomegranate but as the master bit into it, he found it to be sour. He said, ‘I request a sweet one and you bring me a sour one? Bring a sweet one!’ So he went and brought another pomegranate which again turned out to be sour. He rebuked him harshly and ordered a sweet one again. This happened for a third time whereupon the master said, ‘Do you not know the difference between sweet and sour?’ Mubarak said, ‘No.’ He said, ‘How is that possible?’ He said, ‘Because I have never eaten from it such that I should know the difference.’ His master said, ‘And why have you not eaten of it?’ He said, ‘Because you have never given me permission to eat it.’

This was the piety his father had that prevented him from eating the fruits which he had long tended to and cared for throughout the years.

His master, upon seeing the righteousness of Mubarak requested him to marry his daughter but he replied, ‘The people in the time of ignorance used to marry for lineage, the Jews married for wealth and the Christians for beauty but this Ummah marries for Deen (religion).’

He became even more amazed at the attitude of Mubarak whereupon he informed his wife who said, ‘I do not see anyone else more suitable to marry her than Mubarak.’ He then married his master’s daughter who later gave birth to ‘Abdullah. ‘Abdullah ibn al-Mubarak was thus raised and brought up in a household known for its righteousness and nurtured by parents who were known for their piety, justice and humbleness.

As a young child and student, Ibn al- Mubarak began to display intellect and powerful memory. Abdullah travelled a lot to seek knowledge. He learnt from at least 4000 teachers one of them being the great Imam-e-Azam Abu Hanifa.He also travelled a lot in search of Hadiths and he devised a very powerful method to check on their veracity.

Imam Bukhari reported many Hadiths from him. He was particularly meticulous about the chain of transmitters and if they failed to meet the set criteria he said he would not record their Hadiths. In this way, he was able to reject many fabricated Hadiths. Abdullah Ibn Mubarak was not only a great scholar but a shrewd businessman. In spite of having great wealth he lived frugally and spent his money to finance the Hajj of his companions and students. He would go to Hajj one year and the next he would be doing Jihaad, having notably participated in campaigns on the Byzantine borders.

Abdullah Ibn Muharak was given the title of Amirul Mu’mineen as a scholar of Hadith since he excelled in the narration of Hadiths but he was also a Faqih, one of earliest Sufis in his behaviour and practice. He was also a gifted poet. Unfortunately many of his writings have been lost.

He used to pray long hours at night and specially he would take great care to hide his ascetism and charitable acts. Nu’aym ibn Hammad said, ‘I have never seen someone make more effort in ‘Ibadah (worship) than him. It was in the year 181 AH (797 CE), in the blessed month of Ramadan, in the early portions of the day just before dawn, that Allah took the soul of Ibn al-Mubarak at the age of 63.

His grave and place of burial still lie in the land of Heet, near the Furat River in Baghdad, ‘Iraq. It is mentioned that when death approached him, Ibn al-Mubarak said to Nasr, a bondsman of his: ‘Place my head on the dust.’ Nasr began to weep so he said, ‘Why are you crying?’ He said, ‘I remember how you used to live in comfort but today you die in poverty and as a stranger.’ Ibn al-Mubarak said to him, ‘Don’t say that, for truly I asked Allah the Most High to let me live the life of the rich and to let me die the death of the poor. Keep commanding me to say the Shahada but do not push me so long as I don’t say anything else after it.

TARAWEEH PENDANT RAMADAN
A l’heure que nous mettons sous presse, il n’est pas confirmé si le confinement sera étendu pendant le mois du Ramadan. Si les Masjids demeurent inaccessibles pendant le mois du Ramadan, il faut quand même accomplir les prières du Taraweeh après le Namaz Esha et avant le Witr.
Dans les Hadiths, le Saint Prophète (S.A.W) a dit: “Celui qui se tient debout (pour la prière) pendant le Ramadan avec foi et espoir de récompenses, ses péchés antérieurs seront pardonnés.” [al-Bukhaari, 37; Muslim, 760]

Le Namaz Taraweeh consiste de 20 rakaates. Ce Namaz est Sunnat-e-Moakkeda. On ne peut pas l’abandonner sans raison valable. Si on l’abandonne sans une excuse valable, on commet un péché. Même si on le fait à la maison, on peut le faire en Jama’at s’il y a suffisamment de personnes. Si on est seul, on l’accomplit à titre individuel. Si parmi ceux présents, il y a quelqu’un qui connait même un Sipara par coeur, il peut agir comme Imam et il récitera autant qu’il pourra. L’important c’est de ne pas abandonner le Taraweeh. Si l’Imam n’est pas Hafiz, il peut réciter les petits Surahs. Les dames peuvent se joindre au Jama’at mais elles doivent se tenir complètement à l’arrière des rangs des messieurs. Les dames ne sont pas autorisées à agir comme Imam même pour une congrégation composée uniquement de dames.

DUA-E-SHIFA POUR GUÉRIR DE TOUTE MALADIE NAMAZ NAWAFIL PENDANT RAMADAN
Le mois du Ramadan est le mois par excellence pour récolter des Sawaabs. Il faut en profiter pour faire un maximum de Namaz Nafil et aussi pour accomplir au moins un Khatamul Qur’aan. Mais plus important que les Nafils sont les Qaza Umri, c’est à dire, les Namaz qu’on a raté quand on ne faisait pas tous les 5 Namaz par jour. Il faut les remplacer car il n’y a pas d’alternative. Il faut d’abord faire une estimation juste de tous les Namaz manqués et les remplacer le plus tôt possible. Ensuite on peut accomplir les Namaz Nafil. Parmi les Namaz Nafil les plus importants, il y a le Namaz Tahajjud. Même si ce n’est que 2 rakaates, essayez de vous lever tôt pour accomplir le Namaz Tahajjud et profitez de ces instants priviligiés pour demander pardon à Allah et faire Du’as.

Demandez la paix dans le monde, demandez l’aide d’Allah pour nos frères et soeurs opprimés en Palestine, au XinJiang, en Birmanie, au Yémen, au Kashmir et bien d’autres. Demandez du’a à Allah pour nous préserver de la maladie. Aameen.

DUA-E-SHIFA POUR GUÉRIR DE TOUTE MALADIE NAMAZ NAWAFIL PENDANT RAMADAN
Pour se protéger contre toute maladie, lisez le du’a suivant qui contient 6 versets du Saint Qur’aan.
Allâhoumma rabban naasi azhabil ba’sa ishfi antash shaafî wa ‘aafi antal mou’aafî laa shifaa-a illaa shifaaouka shifaa-al laa youghâdirou saqamaa wa laa alamaa yaa kaafî yaa waafî Bihaqqi Yaa shaafiii yaa kaafiii yaa salaamou wa bihaqqi wa yashfi soudoora qawmim mou’mineen. Wa shifaa-oul limaa fiss soudoori. Yakhroujou mim boutoonihaa sharaaboum moukhtalifou alwaanouhoo fiihi shifaa-oul linnaassi. Wa nounazzilou minal qur’aani maa houwa shifaa-ounw wa rahmatoul lil mou’mineena. Wa izhaa maridtou fa houwa yashfeen. Qoul houwa lil lazheena aamanoo houdanw wa shifaa-a.
[S9:V14, S10:V57, S16: V69, S17:V82, S26:V80, S41:V44]
Wa bihaqqi alaysallaahou bikaaffinn ‘abdouhoo. Wa bihaqqi salaamounn ‘alaa ‘ibaadihil lazhînas twafaa. Salaamounn quawlam mir rabbir raheem. Salaamounn ‘alaa Noohinn fil ‘aalameen salaamounn ‘alaa Ibraheem salaamounn ‘alaa Moosaa wa Haaroon. Salaamounn ‘alaa ilyaasîîn salaamounn ‘alal moursaleen. Allaahou rabbou Muhammadinn swallaah ‘alayhi wa sallama nahnou ‘ibaadou Muhammadinn swallaah ‘alayhi wa sallama