khutba Du Vendredi 16 Fevrier 2018

Le sermon du vendredi 16 février, 2018, prononcé á la Jummah Musdjid par Allama Mufti Muhammad Ishaaq Qadri Razvi

L’Eclairage spirituel

Il y a un lien solide entre la paix spirituelle et l’éclairage spirituel.  Les deux marchent de pair.  Le Soûrah Fatéha incombe les deux catégories de paix : la paix spirituelle, aussi bien que l’éclairage spirituel.  Le Soûrah Fatéha a plusieurs noms, parmi, Soûratul Nûr.  Dans le Saint Qur’an, il y a un autre Soûrah qui porte le Nom de Soûratul Nûr.

Selon Hâdîç, Sahi Muslim, Soûrah Fatéha et les derniers Versets du Soûrah Baqarah ont été référés comme Nûr.  La raison de cette appellation est que la perception, la conception, que ce soit l’intérieur ou l’extérieur sont éclairées, qui, selon A’la Hazrat  atteignent Madina Munawwarah.  En effet, Soûrah Fatéha nous emmène á Madina Munawwarah. Si une personne est plongée dans la pensée du Créateur et du Saint Prophète (SAW) , corps et âme, en lisant Soûrah Fatéha, elle parviendra á atteindre Madina Munawwarah.  Il y a aucune différence si la personne n’y est pas physiquement, son esprit et son cœur atteindront l’éclairage spirituel.

Sayyiduna Allamah Ziauddin Qadri (ra) a rapporté qu’il y avait une personne au Punjab (0kara) qui lui demanda de faire du’a pour qu’il puisse résider au Madina Munawwarah et d’y passer toute sa vie.  Hazrat lui dit qu’au Madina Munawwarah, il aurait la pensée de Punjab, tandis qu’en restant dans sa ville, il penserait toujours á Madina Munawwarah.  Donc, c’est mieux pour lui de rester au Punjab avec cette pensée que son cœur et sa vie ont atteint Madina Munawwarah.  Ce faisant, il aura la paix spirituelle, et on est acquis de cette Grâce par la lecture du Soûrah Fatéha. A’la Hazrat a dit :

Jaan-o-dil hosh-o-khirad sab to Madiné ponhché

Tum nahin chalté Raza saara to saamaan gaya

Selon le Hâdîç, rapporté par Sayyiduna Abdullah bin Abbas (ra), Hazrat Djibraïl (as) était á côté du Saint Prophète (SAW), quand soudain une voix effrayante se faisait entendre venant du ciel.  Hazrat Djibraïl (as) regarda en haut et disait que seulement en ce jour, une porte du ciel serait ouverte, d’où cette voix fut entendue. Cette porte par laquelle sortait un ange, n’a jamais été ouverte. Hazrat Djibraïl (as) ajouta que cet ange n’est jamais venu sur terre. L’ange en question approcha le Saint Prophète (SAW), lui envoya la salutation en posture de Qayam (en se mettant débout).  La salutation en posture du Qayam et un Sunnat des anges. Ce Hâdîç a plusieurs dimensions, parmi, c’est que durant sa vie physique tout comme après le wisaal du Saint Prophète (SAW), l’envoi du Salaam á lui se fait en se mettant débout. « yé Malakuti  ada hai », c’est le respect des anges.

Après l’envoi du Salaam au Saint Prophète (SAW), l’ange lui annonça qu’il aurait de la joie d’être Accordé deux ‘Nurein’ : Soûratul Fatéha et les derniers Versets du Soûrah Baqarah.  L’ange lui fit comprendre qu’aucun autre Prophète  a été Accordé cette Grâce.  Chaque mot de ces deux Soûrah apporte de la Grâce, de l’éclairage et de l’émotion (Sawab, Roshni et Kaifyat).  On se demande pour quelle raison ce message n’a pas été apporté par Hazrat Djibraïl (as), pourtant ce dernier était en ce moment á côté du Saint Prophète (SAW).  Il n’y a que le Créateur et le Saint Prophète (SAW) qui savent la raison.  Il n’y a aucun hâdîç sur cela.  Mais on sait que sur terre ou au ciel, les êtres humains, les Djins ou les anges ont tous le souhait de voir le Saint Prophète (SAW).  A vrai dire, Mer’adj, en d’autres mots c’est ‘Shab-é-Deedar’ des anges.  Durant cette nuit, il y avait des anges  sélectés pour descendre sur terre a fin d’accompagner le Saint Prophète (SAW), d’autres l’ont accueilli au ciel, et Hazrat Djibraïl (as) l’accompagnait jusqu’á Sidratul Muntaha. Il y en ont qui ne sont pas permis de descendre sur terre, donc ils ont fait la requête au Créateur pour le faire venir au ciel, de sorte qu’ils pourraient faire son ziarat.  Donc, c’est fort possible que l’ange qui apportait le message au Saint Prophète (SAW) était tout simplement un prétexte.  Le message était un prétexte pour l’ange de voir le Saint Prophète (SAW). Le message a été communiqué et le ziarat a également été réalisé. De par la référence du Masnawi du Ariff Rumi, il y a l’aspect du Mehboob et Mohib.  Il y a aussi la probabilité que l’ange en question a demandé de du’a pour être á la rencontre du Saint Prophète (SAW). C’est ainsi qu’il a été Accordé la Grâce d’apporter ce message.  Soûrah Fatéha est Nûr, le messager est Nûr et le récipiendaire du message est Nûr. Nûr parvient du commencement jusqu’á la fin.

A’la Hazrat a dit :

Wohi hai awwal wohi hai akhir wohi hai batinn wohi hai zahir

Oosi ké jalwé oosi sé milné oosi sé oos ki taraf gaé thé

En ce qui concerne Hazrat Djibraïl (as), il venait souvent á la rencontre du Saint Prophète (SAW) pour la paix spirituelle.  On se languit comme le poisson hors de l’eau, si on n’est pas Accordé le Ziarat du Saint Prophète (SAW).  Les anges et tous les croyants ont cette même sensation.  Après la mort, notre souhait est d’être Accordé la vue du Saint Prophète (SAW). (Deedar-é-Mustapha (SAW).

La société actuelle a besoin de l’éclairage spirituel – la paix intérieure.  La requête doit être faite pour que la paix spirituelle de par le Soûrah Fatéha atteigne cette société.  Nous devrons lire le Soûrah Fatéha autant que possible durant la Salât et á tout moment propice.  En le lisant, tous les problèmes seront résolus, car ce Soûrah nous apporte Faizan-é-Nûr.

Allama Iqbal a dit :

Quwwaté ishq sé har past ko bala kar dé

Dah’r mein ismé Muhammad sé ujala kar dé

Le noms du Saint Prophète (SAW) apportent l’éclairage et Soûrah Fatéha contient douze noms du dernier Messager (SAW).

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