Khutba Du Vendredi 20 Octobre 2017

Le sermon du vendredi 20 octobre, 2017, prononcé á la Jummah Musdjid par Allamah Mufti Muhammad Ishaaq Qadri Razvi

 

Mahé Safar et la mauvaise conception

 

Le Mois de Muharram est á son terme et le mois de Safar est á notre seuil.  Le mois de Safar nous relie au concept général et au concept du ‘Zamana-é-Jahilyat’ (au temps de l’ignorance).  C’est un concept qui a duré pendant plusieurs siècles, Il existait avant la naissance du Saint Prophète (SAW) jusqu’au jour.  C’est vraiment étrange qu’á notre époque, malgré l’immense progrès de la science et de la technologie, ce concept existe toujours dans l’esprit des nombreux éduqués.  Ils ont  tendance á croire que le mois de Safar porte malheur (manhoos). Si par hasard, ils se trouvent dans la peine ou en difficultés ou s’il tombent malades, au mois de Safar, ils pensent que ce mois leur ont porté malheur. De nos jours, malgré tant de progrès qui ont été réalisés sur tous les nivaux, des messages en terme de cette mauvaise conception circulent toujours.

 

En terme de logique, le mois de Safar est entre le Mois de Muharram et le mois de Rabi- ul- Awwal, deux mois sacrés et de la Grâce divine, comment se fait-il qu’on associe le mois de Safar, á un mois qui porte malheur?  A vrai dire, une autre appellation pour le mois de Safar est ‘Safar-ul-Muzaffar ‘ et ‘zafar’ signifie succès en langue Arabe.  Donc, ce n’est pas possible que ce mois porte malheur.  Il a été dit que la mauvaise conception, la mauvaise pensée et la mauvaise réflexion sont trois facettes dangereuses pour l’être humain. Quand les gens ont de tels concepts ils ont peur de leur propre ombre.  Ils pensent que tous les autres personnes leur font du mal, incluant les membres de leur famille.  C’est comme une maladie psychologique, s’il arrive toutefois, que quelqu’un se met á lever ses mains pour demander de du’a, en les regardant, ils le considèrent comme une mauvaise invocation de l’autre.

 

Dans le Saint Qur’an, mention a été faite que la mauvaise conception est un pêché. C’est un pêché d’avoir une mauvaise pensée á l’égard d’un autre croyant.  C’est considéré comme la racine des pêchés.  C’est une maladie qui nuit la paix physique et la paix spirituelle, qui atteint plus de personnes éduquées que les non éduquées.  Les jours, les mois, le temps, et la magie noire n’ont rien á faire avec le malheur.  Tous s’inscrit selon l’Ordre du Créateur, le bonheur, aussi bien que le malheur.

 

Abul Hasan Ali bin Muhammad (ra) a dit qu’on doit retirer de l’esprit que le malheur est dû á de telle et telle chose. Si on continue á penser en de telle direction, la puissance de la pensée s’affaiblit, de sorte que leurs victimes n’atteindront pas de succès á aucun projet.  C’est avec l’esprit paisible, qu’on atteigne le succès.  Selon le hâdîç, Abu Dawood Shareef, le Saint Prophète (SAW) a dit que de telle mauvaise conception est considérée comme shirk, il l’a prononcé trois fois que c’est un shirk.  C’est un concept du « Zamana-é-Jahaliyat » (l’époque de l’ignorance).  La solution á de tel concept est ‘Tawakkul’  (la confiance en Allâh Paak).  Nous devrons avoir une pensée haute et saine – ‘Taqaza-é-Imân’ et non ‘Taqaza-é-waham’ – la foi doit primer sur le doute.

 

Une question á A’la Hazrat (ra), reliée au topique du jour est ainsi : Il y avait une personne qui croyait que la rencontre de telle et telle personne sur son chemin,  lui portera malheur, et que son travail serait nuisible.  Le message est de ne jamais nourrir une telle mauvaise pensée, et de continuer d’accomplir le travail désigné.  Il faut toujours avoir la Foi divine, car ‘koi boura nahin hai magar wahan sé, koi accha nahin magar Allah sé hai.  Le du’a du Saint Prophète (SAW) mentionné au ‘Fatawa Rizvia de A’la Hazrat (ra), est :

Allahumma la taïra illa taïruk wa la khaïra illa khaïruk wa la ilaha gairuk

C’est le Message du ‘Tauheed’ (l’Unicité de Dieu).  Il est temps de mettre un arrêt á la mauvaise pensée – ce qui est fait est fait. Nous devrons implorer le Pardon du Créateur, en Lui demandant de renforcir notre foi.  Il est á souligner que durant le mois de Safar, tant de Sahabas sont devenus croyants et d’autres ont eu Shahadat, parmi, il y a le wisaal de deux très distinguées personnalités de l’Islam : Mujaddid Alf Sani et Mujaddid Imâm-é- Ahlé Sunnat et                 des Ahlé Bayt, Ulémas, entre autres.  L’existence aussi bien que le départ des Aulia sont considérés comme une Grâce.

En voici le Daroûd Shareef pour renforcir la croyance :

Allahumma Swalli ala Sayyedena Muhammad  Salatan toqawwi beha iqaananaa

et

Ce du’a  est recommandé á lire chaque matin pour la protection de la mauvaise pensée durant toute la journée :

Alla humma la taïra illa taïruk wa la khaïra illa khaïruk wa la ilaha ghairuk

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KHutba Du Vendredi 13 Octobre 2017

Le sermon du vendredi 13 octobre, 2017, prononcé á la Jummah Musdjid par Allamah Mufti Muhammad Ishaaq Qadri Razvi

 

Imân ki Lazzat  (le Plaisir de la Foi)

Dans le Saint Qur’an, Allâh Paak a Fait Mention de la Foi, tout en se référant de son ‘meethaas’ (douceur). D’une part, il y a Imân (la Foi) et d’autre part, il y a ‘lazzat-é-Imân’.  Les Ahâdîç nous éclairent aussi sur la foi, son plaisir et sa douceur.  Le Créateur, par biais, du Soûrah ‘Al Asr’ nous  Eclaire sur la Foi et le Plaisir de la Foi.  De par le Hâdîç d’un très grand niveau de Sahi Bukhari et Sahi Muslim, mention a été faite sur trois principes pour atteindre ‘lazzat-é-Imân’.

Quand le croyant est Accordé ‘lazzat-é-Imân’, toutes ses difficultés sont résolues. A l’époque du Saint Prophète (SAW), les kuffars et les mushreek ont apporté tant de difficultés, peines et atrocités au dernier Messager (SAW) et á Taïf, il fut sujette á de très grande peine, de sorte que son corps fut ensanglanté.  Les Sahaba, les Ahlé Bayt étaient aussi victimes de tant d’atrocités. Nous venons de revivre l’évènement du Karbala, quand Imâm Hussein (ra), son fils et sa famille étaient tous devenus des martyrs (Shaheed), mais ils n’avaient point perdu courage.  La question se pose, dans de telles conditions inhumaines de l’histoire, quand la cruauté des ennemis de l’Islam était á l’extrême, comment les victimes du Karbala en avaient pu subir ? Est-ce que les croyants de nos jours pourront subir de telle cruauté ?  La réponse est que c’est ‘Imân ki lazzat’ qui les a aidés á tout subir. ‘Imân ki lazzat’ transforme les difficultés en des facilités.

Dans le Saint Qur’an, Soûrah Yusuf, on nous éclaire sur trois principes pour être Accordé ‘Imân ki lazzat’.

  1.  En manifestant notre amour pour le Créateur et Son Rasoûl (SAW).  Nous devrons faire preuve de notre plus grand amour á leur égard. C’est aussi notre amour pour Madina Munawwarah, Masjid-é-Nabawi, Roza-é-Mubarak, Makkah Mukarramah, Khana-é-Ka’aba qui symbolisent notre Mohabbat, Chahat pour Allâh Paak et Son Rasoûl (SAW). C’est l’amour pour Allâh Paak et Son Rasoûl (SAW) qui prime.
  2. Notre amour pour quelqu’un ne doit pas être pour l’intérêt personnel mais que pour le Plaisir d’Allâh Paak. Le but de notre amour pour l’autre, que ce soit pour les parents, le professeur, le frère ou la sœur, la famille, un autre croyant or le pîr Murshid doit être pour le Plaisir du Créateur.
  3. La Protection du Kufr par le Créateur, par l’octroi de la richesse, de la beauté de la Foi  éclaire notre cœur, et si toutefois,  quelqu’un retourne au ‘kufr’, c’est comme ci, il est jeté au feu.

En effet, de par le ‘Imân ki lazzat’ on oublie toutes les difficultés, de sorte que si le sabre est placé sur le cou, on ne ressent aucune douleur.  ‘Imân ki lazzat’ transforme la pierre en fleur.  Il y a des hauts et des bas dans la vie, parfois il y a de la joie, et parfois de la tristesse.  Le croyant ne se soucie pas des difficultés, il trouve plaisir dans la joie, aussi bien que dans les difficultés.  Il devient le bien aimé du Créateur et de Son Rasoûl (SAW), en leur Accordant leur plus grand amour.  Aucun autre amour ne peut être comparable á l’amour qu’on éprouve pour Allâh Paak et le Saint Prophète (SAW).  Si le croyant suit ce principe, il ressentira de la joie au moment de tristesse.

Le Saint Prophète (SAW) a dit qu’on devra partager notre amour, pour le Plaisir du Créateur.  C’est triste que de nos jours l’amour et la haine se manifestent par l’intérêt personnel. Notre société incombe de plus en plus des disputes, de la jalousie, de la critique, de la rancune et de l’animosité envers l’un et l’autre.  On n’est plus protégé et point de sécurité et de la paix, qui devrait être dans une société islamique.  Tous ces fléaux sont dû par le matérialisme. C’est l’amour pour le Créateur qui apporte la joie et la paix.  En guirlandant quelqu’un par amour pour le plaisir du Créateur, même s’il arrive que demain cette personne nous blesse, on ne perd rien.  On ne doit pas se plaindre, si on accomplit une action pour le Plaisir du Créateur.  On ne doit pas s’attendre á aucune reconnaissance de l’autre, parce que on l’a fait par amour pour le Tout Puissant.

Le retour au kufr, c’est d’entrer en enfer, car la personne devient un non-croyant.  Un exemple frappant du ‘lmân ki lazzat’ nous emmène au sort du Hazrat Bilal (ra).  On le mit sur le sable très chaud, quand le soleil était au sommet, avec une roche sur son sein.  En tant que Ghulam-é-Mustafa, on entendait ‘Ahad’ ‘Ahad’ sortant de sa bouche.  Il était pourtant un être humain, mais il avait cette force de subir toutes les peines possible, car il a savouré ‘Imân’ ki lazzat’ et il prenait plaisir de toutes les difficultés.  Dr Iqbal a dit :

Do aalam sé karti hai begaana dil ko

Ajab cheez hai lazzat-é-ashnaai

Ton Amour me détache de tout autre amour mondain

Quand le croyant reçoit ‘Imân ki lazzat’, il vit sur terre loin du matérialisme et ne pense qu’accomplir toutes les actions que pour le Plaisir du Créateur et Son Rasoûl (SAW).  Nous devrons prendre en considération les peines subies par les Sahaba, la cruauté de Yazid â l’égard du Imâm Hussein (ra).

On devra penser á Sayyiduna Makhdoom Simnani (ra), le wali, qui a laissé son trône, toute sa richesse et confort pour devenir faqir.  Il était prêt á tout subir, la faim, la soif et il n’avait  pas une natte pour se reposer.  La question se répète : Pourquoi avoir tout quitté ? La réponse est la même, c’est de par ‘Imân ki lazzat’.  En tant que roi, il a quitté son royaume, mais il a acquis un plus grand royaume en devenant, l’esclave du Saint Prophète (SAW) (Mustafa ké ghulam).  Il s’est rapproché du Saint Prophète (SAW).  Sur son trône, il voyait des gens, mais en tant que ‘sa’il’, il a été accordé ‘Nazara-é-Mustafa’, la vue du Saint Prophète (SAW). A’la Hazrat a dit :

Dil mein ho yaad téri gosha-é-tanhaï ho

Phir to khalwat mein ajab anjuman aaraaï ho

En embrassant Hajré Aswad, le plaisir ne se ressent pas sur la pierre, mais sur les lèvres du Saint Prophète (SAW).  C’est difficile de ressentir un tel sentiment, c’est le plaisir qu’on ne ressent pas ailleurs.

 

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Khutba Du Vendredi 6 Octobre 2017

Le sermon du vendredi 6 octobre, 2017, prononcé á la Jummah Musdjid par Allamah Mufti Muhamaad Ishaaq Qadri Razvi

 

Imân (La Foi)

Il y a deux niveaux de Imân :

  • Nafs-é-Imân  (La croyance en elle-même)
  • Kamal-é-Imân (La perfection de la croyance)

En lisant Kalimah Tayyab, les croyants atteignent le premier niveau du Imân. Puis de jour en jour, par biais de toutes les bonnes actions, les croyants atteignent le deuxième niveau et arrivent á la perfection du Imân.

Au Soûrah, ‘Al Asr’, le Créateur a Fait mention de deux niveaux de Imân. «  Illallazina aamanu wa’amillusswaalihaati »  (ceux qui croient et accomplissent les bonnes œuvres)  est le premier niveau du Imân, (nafs-é-Imân), et « watawasaw bilhaqqi watawasaw bisswabr » (s’enjoignent mutuellement á la vérité et s’enjoignent mutuellement l’endurance) est le deuxième niveau du Imân (Kamal-é-Imân).   Le Saint Prophète (SAW) a fait mention du principe du croyant, en ce qui concerne  Imân et sa perfection.

Un Hâdîç a été mis á la lumière, il s’agit du croyant qui aime ou ne pas aimer quelqu’un pour le Plaisir d’Allâh Paak. Il s’agit aussi de celui qui partage sa connaissance ou ne la partage pas pour le Plaisir de son Rab.  Donc, le Saint Prophète (SAW) a Fait mention de ces quatre aspects qui guident le croyant vers la perfection du Imân :

  • Aimer pour le Plaisir d’Allâh Paak
  • Ne pas aimer pour Son Plaisir
  • Partager la connaissance et d’autres atouts pour le consentement du Créateur
  • Ne pas partager ces atouts pour le consentement d’Allâh Paak

De par ces quatre aspects, le croyant consacre sa vie entière pour Allâh Paak, ses journées, ses nuits, tout comme sa mort.  Par le Taufîq d’Allâh Paak, il vit et retourne á lui, après avoir tout sacrifié pour Son Plaisir.

Le Saint Prophète (SAW) a fait mention de ces quatre aspects pour nous faire également comprendre qu’il y a ceux qui accomplissent toutes ces actions pour leur propre intérêt, Ils les font pour leur gain personnel et s’attendent d’en tirer profit en retour, que ce soit en termes de Zakât, ou connaissance, ainsi de suite.

Par contre, ceux qui accomplissent toutes les bonnes œuvres pour faire Plaisir á Allah Paak, ils parviennent á atteindre ‘Darjah-é-Fana’iyat’  (le plus haut niveau).  Toute leur aspiration n’est que pour le Créateur, ils ne pensent qu’á Lui.  Chacune de leur action est dédiée á Allah Paak, que ce soit leur présence au Masjid, Majlees, et également en termes de l’aspect intérieur et extérieur, entre autres.

Le message fort du Mufti Sahab est que si ces quatre aspects sont applicables dans notre société, il fit serment au Mimbar, que tous les problèmes de notre société auraient été résolus.  C’est une très grande Grâce d’accomplir toutes les bonnes œuvres pour le Plaisir d’Allâh Paak.

De nos jours nous vivons, mais ce n’est pas une belle vie.  Il n’y a ni ‘Niamat’, ni ‘Lazzat-é-Zindagi’, pas de Grâce ni la douceur de la vie, ni la paix.  La société est en décadence, mais il y a toujours exception á la règle, car il y a toujours ceux qui cherchent á atteindre Kamal-é- Imân (la perfection de la foi).  D’autre part, il y a ceux qui propagent l’Islam pour leur propre gain, dans le but d’atteindre le statut mondain.

Nous devrons prendre comme exemple  la vie des Sahaba, des Ahlé Bayt et des Shuhada.  Il est vrai que nous ne pourrons jamais nous mesurer á eux, mais nous pourrons essayer de faire le maximum pour atteindre Kamal-é-Imân.  La perfection du Imân de Imâm Hussein (ra) était telle qu’il a tout sacrifié dans le Chemin d’Allah Paak.  Le plus grand sacrifice a commencé, quand il est sorti, en compagnie de sa famille, du Madina Munawwarah, ce ne sont que les Ashiq qui pourront décrire quelle tristesse ils ressentent en quittant ce lieu. Outre,  Imâm Hussein (ra) a dû quitter Makkah Mukarramah durant le mois de Zil Hadj, pour aller au Kufa pour une explication, afin de rendre justice á l’Islam– quel genre de sacrifice.  Par la suite, on sait que toute sa famille ont été shaheed.

Mais de par tous ces sacrifices, Imâm Hussein (ra) est sorti victorieux et non pas Yazid.  Contrairement á Imâm Hussein (ra) et les Ahlé Bayt, Yazid a tout œuvré pour son gain personnel et pour le statut mondain ( fitna,fasad dunya ké liyé).

Le fils de A’la Hazrat, Mufti-é-Azam (Hind) Maulana As Shah Mustafa Raza Khan (ra) a quitté ce monde le 14 Muharram. Il a consacré toute une vie pour le Plaisir d’Allâh Paak et Son Rasoûl (SAW).  En une occasion, le Mursheed de A’la Hazrat le mit sur ses jambes et dit qu’il est né Wali.  Il faisait ses études dans son Khanqa, tout comme il a acquis l’éducation de son père, A’la Hazrat.  Il parvenait d’atteindre ‘kamal’ (la perfection) dans le Fatawah, et a consacré toute une vie, comme disait son père, A’la Hazrat :

 

Kaam wo le lijié tum ko jo raazi karé

Theek ho naamé Raza tum pé karoron Daroûd

 

Traduit par Mariam Goodur

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