Khutba Du Vendredi 12 Mai 2017

Le sermon du vendredi 12 mai 2017,prononcé á la Jummah Musdjid par Allamah Mufti Muhammad Ishaaq Qadri Razvi

La Chaîne de la narration des Ahadîç  (Sanad)

La semaine dernière les différentes  catégories de la narration des Ahâdîc  ont été mises á la lumière.  Le  thème du jour nous éclaire sur le même sujet.  Imâm Abu Hanifa (ra) a  dit que l’occasion lui a permis de rencontrer Abdullah bin Unais (ra), un Sahabi.  Imâm Abu Hanifa (ra) a eu le privilège de voir, de rencontrer et d’être á l’écoute du Sahabi. Abdullah bin Unais (ra) rapporta á Imâm Abu Hanifa ce Hâdîç.  Le Hâdîç nous éclaire sur le fait que le Saint Prophète (SAW) a vu ces trois lignes écrites au paradis :

La première est « La Ilaha IllalLahu Muhammadur RasululLah »

La deuxième est que « Imâm est responsable (Zamin) et Muezzin ‘trustworthy’ (Ameen) . (un homme de confiance)  Dans ce même contexte, le Saint Prophète (SAW) a demandé du’a pour que le Créateur Guide les Imâm et Pardonne (maghfirat) pour les Muezzin, qui font appel á la prière (Azaan)

La troisième ligne indique que le Créateur Reçoit  toutes les actions, bonnes ou mauvaises. De ce fait, le Saint Prophète (SAW) a dit que le Créateur est ‘Ghafoor hai aur Bakhshné Wala bhi hai’.  Il est Miséricordieux et  Il Aime pardonner.  C’est le Hâdîç que Imâm Abu Hanifa (ra) a entendu de Abdullah bin Unais (ra), un Sahabi du Saint Prophète (SAW).

Au début du Hâdîç, mention a été faite que le Saint Prophète (SAW) a vu ces lignes au paradis.  Nigah-é-Mustafa a été mis en exergue.  Il était sur terre, mais il a pu voir ce qui a été écrit au paradis.  Pourtant la distance entre la terre et le paradis est au dessus de notre imagination.  Personne ne peut concevoir une telle distance.  Notre vision est limitée, bien souvent on ne peut voir  quelque chose á une distance quel conque sur terre, malgré l’usage des verres ou de la longue vue.  En prenant considération á la puissance des yeux du Saint Prophète (SAW), est-ce qu’on ose dire qu’il est semblable aux autres humains ?

A’la Hazrat a dit : « Hum RasululLah ké aur Jannat RasululLah ki ».  Sur terre, quelque fois le nom du Propriétaire est écrit devant la porte de sa maison.  Eh bien, le nom du Saint Prophète (SAW) est écrit au paradis, donc il est considéré comme étant le propriétaire du paradis.  Il est ‘Malik-é-Jannat et Qasim-é-Jannat’.  A’la Hazrat a fait mention du Jannat et du Saint Prophète (SAW), de sorte qu’on ne peut dissocier le Saint Prophète (SAW) du paradis.  On ne peut oublier l’inter connexion existant entre les deux.  Le Paradis est très joli, et d’autre part, la beauté du Saint Prophète (SAW) est inconcevable.  « Yé hai Amaal-é-Ishq »  Une manifestation de l’amour de A’la Hazrat pour le Saint Prophète (SAW) quand il a dit :  ‘Hum RasululLah ké Jannat RasululLah ki’.  Bien souvent les personnes sont intoxiquées par la beauté de ce monde, en oubliant que cette beauté est éphémère.  Ils devront prendre conscience de la beauté du Saint Prophète (SAW) ‘Jamal-é-Mustafawi’.  C’est une indication de la première ligne du paradis.

En ce qui concerne la deuxième ligne, on est appelé á reconnaître que la responsabilité des Imâm est grande.  Il y a des Imâm qui ne montrent aucune responsabilité au Salât, au Taharat (la propreté) et au ‘masla’ ; ils ne soucient guère si leur woozoo (ablution)  a été annulé et pourtant ils sont considérés comme étant Imám.  On doit prendre conscience que notre Salat est correcte, au cas la Salât du Imâm est correcte, au cas contraire, c’est á dire que si la Salât du Imâm n’est pas correcte, la salât de toute la congrégation ne peut être correcte.  Il y existe des grand Ulémas qui ont refusé l’Imâmat, en raison de cette grande responsabilité.

Le Muezzin doit être quelqu’un de confiance  et il doit être toujours ponctuel pour l’appel á la prière (Azaan).  Le Muezzin est chanceux que le Saint Prophète (SAW) a demandé du’a pour lui.  Le du’a du Saint Prophète (SAW) n’est jamais rejeté et il a demandé Du’a-é-Maghfirat pour le Muezzin.

La troisième ligne nous indique qu’une bonne action, malgré une toute petite, nous apporte une grande récompense le Jour du Qayâmat.  De la même façon un pêché malgré qu’il soit un tout petit pêché aura sa conséquence, le jour du Jugement. Référence est faite au Soûrah Zilzal, Versets 7 et 8.

On se soucie de notre carnet de banque et l’intérêt accumulé, malgré que l’intérêt n’est pas permissible. On doit plutôt prendre en considération le carnet de l’autre monde en termes de toutes nos prières et bonnes actions.  « Jo peeché rah gayé » (ceux qui sont restés en arrière sont ceux qui n’ont pas fait bon usage de leurs biens..  Ils oublient qu’ils devront retourner vers le Créateur.  Les prières et les bonnes actions sont toujours bénéfiques, ici on reçoit des intérêts licites de notre Créateur.

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